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Radiographie du BCN Tour

Comment expliquer le succès et, surtout, la longévité du BCN Tour? Cette question fait l'objet d'un travail de maturité mené par une étudiante chaux-de-fonnière. Premiers éléments de réponse. Alice Huber n'a que 17 ans mais s'est lancé dans un projet très conséquent. Etudier le succès du Tour du canton, désormais baptisé BCN Tour. «Le fait que cette épreuve rencontre toujours autant de succès après 23 éditions m'a impressionnée», relève la fille du fameux Harry (leader des vétérans I), elle-même jeune athlète. «Mon objectif est d'analyser son importance sociale.» Rien que ça...

17 avr. 2009, 12:26

Evidemment, cette étudiante du lycée Blaise-Cendrars n'est pas au bout de ses peines. Sa première démarche a été de soumettre un questionnaire à choix multiple très riche aux concurrents. Elle en a déjà reçu et décrypté 172 et va encore en recevoir une trentaine via l'organisateur. «Je vais encore le faire circuler ce soir aux patinoires du Littoral», avertit-elle. En attendant, ses premiers résultats permettent à cette fille de médecin de faire une radiographie point par point du BCN Tour.

Motivation

Les 75,5% de ce premier échantillon assurent participer au Tour du canton pour maintenir leur forme. Le fait que cette épreuve se déroule à l'extérieur joue aussi un rôle considérable pour 35% d'entre eux. L'ambition sportive motive 20% des concurrents.

Bien entraîné

En moyenne, les concurrents intérrogés pratiquent la course à pied depuis 13 ans. Chaque coureur s'entraîne entre deux et trois fois par semaine sur une durée totale de 2h30'. La plupart (151) des «sondés» participent à d'autres courses durant l'année, 153 d'entre eux ont déjà pris part au moins une fois au Tour du canton. La majorité (80) couvre toutes les étapes. Généralement, ces personnes s'adonnent à d'autres sports, en privilégiant l'endurance (vélo, VTT, ski nordique, natation).

Question d'ambiance

Pourquoi ces populaires participent une nouvelle fois au BCN Tour? Les 80% assurent que c'est pour l'ambiance et la convivialité régnant durant lors des étapes, 57,5% veulent aussi mieux découvrir le canton. Seuls quelques coureurs de l'élite (20%) participent pour la victoire et l'intérêt médiatique. Rappelons que ce questionnaire est à choix multiple.

Bonne note

Les organisateurs reçoivent une bonne note: 73,8% des interrogés sont entièrement satisfaits de l'organisation. La longueur des étapes est adaptée (91,3%) tout comme la difficulté (81,4%). Principal problème: les infrastructures, 70% les trouvent juste suffisantes. Les critiques principales concernent les vestiaires et les douches, surtout pour les dames. Le parking est aussi un point noir. «Nous sommes conscients de ces problèmes», assure le directeur de Sport Plus, Christophe Otz. «Nous essayons de trouver des solutions, mais ce n'est pas toujours simple.» Toutes les localités n'ont pas les infrastructures nécessaires. Pour les déplacements, c'est la quadrature du cercle.

Santé

Une grosse proportion de coureurs (49,4%) a déjà souffert d'un problème de santé en faisant de la course à pied. Principale blessure: l'entorse à la cheville.

Conclusion

Alice Huber n'est pas encore au bout de ses peines. Mais elle livre sa première analyse: «Le Tour du canton est une épreuve qui correspond à tout le monde, aux élites comme aux populaires. C'est son grand secret.» Difficile d'en dire plus pour l'instant, mais ce n'est déjà pas si mal. / JCE

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