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«Pour les deux villes du Haut, ces annonces sont un coup dur»

Un petit plus pour l'hôpital, un grand moins pour l'Ecole d'ingénieurs. Les exécutifs du Locle et de La Chaux-de-Fonds condamnent le choix d'implanter la HES à Neuchâtel. «Il y a des choix, des caps historiques. C'était le cas ce matin. Nous nous sommes battus sur ces dossiers pour que les Montagnes neuchâteloises sortent renforcées. Les annonces d'aujourd'hui sont un coup dur.» Le président de la Ville du Locle Denis de la Reussille a traduit ainsi hier les sentiments des conseils communaux du Locle et de La Chaux-de-Fonds, réunis pour une conférence de presse «à caractère exceptionnel».

20 janv. 2008, 12:00

Si l'attribution du site mère-enfant aux Montagnes atténue le choc (voir encadré), la disparition de l'Ecole d'ingénieurs du Locle est très mal ressentie. «La décision prise dans un dossier ne justifie pas l'autre», a dit le président de la Ville de La Chaux-de-Fonds Laurent Kurth, pour qui «le dossier de l'avenir des Montagnes neuchâteloises s'aggrave». Et de préciser: «Si nous réagissons aussi vivement aujourd'hui sur l'Ecole d'ingénieurs, c'est qu'elle remplit une mission spécifique. Nous regrettons que le Conseil d'Etat n'ait pas eu la capacité de conviction face à Berne et au Jura».

«Cette école, c'est aussi une partie de l'image de notre ville», a renchéri le conseiller communal loclois Charles Häsler. Il a évoqué une trahison. «Nous avons joué le jeu, les dés étaient pipés. Nous regrettons la manière dont ce dossier a été traité et la manière dont il a été communiqué.»

Les reproches sont notamment adressés à la conseillère d'Etat Sylvie Perrinjaquet. «La gestion du dossier a été calamiteuse. Il n'y a pas d'autres termes à utiliser», a lancé Denis de la Reussille. «Oui, la cheffe du département a une responsabilité dans le résultat», a-t-il répondu à une question d'un journaliste.

La suite? Une séance extraordinaire des conseils généraux des deux villes sera convoquée dans les semaines qui viennent. Très probablement au Locle. «Le Conseil d'Etat sera invité pour expliquer ses positions», a précisé Laurent Kurth. Les deux villes ont des exigences: notamment la concentration de toutes les filières de formation technique du secondaire 2 et des écoles spécialisées dans les Montagnes, la rénovation du bâtiment de l'Ecole d'ingénieurs du Locle, ainsi que l'évaluation des possibilités de localiser une partie du pôle des microtechniques (EPF, IMT, CSEM) sur le site du Crêt-du-Locle.

Sans oublier les infrastructures ferroviaires et routières pour qu'on «ne reprenne pas pour la Xe fois les mêmes arguments», a dit Charles Häsler en évoquant celui avancé par le Costra sur la mauvaise accessibilité du Haut. / DAD

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