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Micheline Calmy-Rey charme des Vallonniers francs et attentifs

Plus de 400 personnes étaient réunies, hier soir au Centre sportif du Val-de-Travers à Couvet, afin d'échanger avec la présidente de la Confédération. C'est sans tabous et avec sincérité que Micheline Calmy-Rey a joué le jeu du questions-réponses. «Madame la présidente de la Confédération. Que pensez-vous des problèmes de circulation liés à ces invasions de «Gaulois» qui passent, chaque jour par Les Verrières, Le Locle ou La Chaux-de-Fonds pour venir travailler en Suisse?» A l'instar de ce quadragénaire au discours franc et direct, les plus de 400 personnes présentes, hier soir au Centre sportif du Val-de-Travers à Couvet, n'ont pas souffert d'une quelconque gêne face à la présidente de la Confédération. Une franchise qui a semblé parfaitement convenir à Micheline Calmy-Rey qui n'a, à aucun moment, usé de faux-fuyants.

20 nov. 2007, 12:00

«Il ne faut pas fermer les yeux», a-t-elle lancé à plusieurs reprises à une assistance captivée. Notamment, concernant la question du surplus de trafic routier occasionné par les travailleurs frontaliers. «Nous avons besoin de cette main-d'?uvre pour soutenir le dynamisme de notre économie. Cependant, nous devons aussi nous soucier de régler les problèmes. C'est pourquoi, le Conseil fédéral s'est saisi de ce problème. Nous devons travailler ensemble, canton et Confédération.»

Abordée également par plusieurs personnes du public: la problématique des assurances maladie. «Il faut se battre pour les assurances sociales», a assené avec force la présidente de la Confédération. Dans l'Etat actuel, il est énormément question de politiques financière et économique. On parle à tout instant d'opérer des économies dans les domaines les plus variés. En Suisse, nous avons un système d'assurances sociales développé. C'est pourquoi, il faut être très attentif.» S'agissant de la situation des régions périphériques, tel le Val-de-Travers, Micheline Calmy-Rey a mis en exergue la Nouvelle Politique régionale de la Confédération. «Là aussi, nous travaillons ensemble avec le canton de Neuchâtel. Cette politique veut amener les régions à user de leurs atouts.»

Questionnée sur la politique internationale du pays, la présidente et ministre des affaires étrangères a, sans surprise, rappelé les valeurs humanitaires et les bons offices fournis par la Suisse sur la scène internationale. «Nous avons un rôle à jouer. Nous sommes respectés et écoutés», a-t-elle déclaré. Notamment en faisant référence à son récent voyage en Russie, où elle a abordé avec le président Vladimir Poutine, tant l'indépendance du Kosovo que la crise du nucléaire iranien.

Tantôt souriante, tantôt grave, Micheline Calmy-Rey, a ainsi pendant plus d'une heure parfaitement joué le jeu de l'échange libre et sans tabous qu'elle avait promis aux Vallonniers. /YHU

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