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L'écho du cor des Alpes retentit dans les Montagnes depuis 15 ans

Dans les Montagnes neuchâteloises aussi, on sait jouer du cor des Alpes. Depuis quelques années, les amateurs pullulent. Mais l'Echo des tourbières est présent depuis l'avènement de cet instrument typique en Suisse romande. Les Ponts-de-Martel sont tout de même à distance respectable du Locle. Mais la semaine dernière, quelques vacanciers se sont probablement fait réveiller par l'Echo des tourbières... Ou quand cinq joyeux gaillards se retrouvent à la Combe-Girard pour jouer quelques airs de cor des Alpes.

06 août 2008, 12:00

L'instrument, à la base prévu pour les bergers, qui communiquaient entre eux dans les alpages, n'est en tout cas pas démodé. Depuis une bonne quinzaine d'années, on trouve plusieurs joueurs en Suisse romande. Dans les Montagnes neuchâteloises aussi. Et, pour sûr, le groupe le plus célèbre et le plus folklorique se nomme l'Echo des tourbières. «C'est vraiment monté dans les années 1990», explique Max Calame. Auparavant, les amateurs venaient uniquement d'outre-Sarine. «Je suis un des premiers joueurs de Suisse romande», lâche-t-il, discrètement. «J'avais pris un cours aux Mayens-de-Riddes. Au début, on était mal vu, c'était leur instrument!»

Les cinq membres ont appris à jouer sur le tard. Le groupe est le premier dans le canton à avoir fait sonner le doux, et si mythique, son du cor des Alpes. Depuis 1993, l'Echo des tourbières met une ambiance traditionnelle lors de mariages, anniversaires, montées à l'alpage ou désalpes. «C'est suivant la demande, on joue une dizaine de fois par année», note Fernand Kaenel. Le quintette des Montagnes neuchâteloises a notamment joué à trois reprises lors du 1er Août. Il s'expatrie aussi de temps en temps en France. D'abord à trois puis à quatre, la formation s'est encore agrandie en 2001, avec la venue du «petit jeune» Patrick Lambercier, 33 ans, soit 20 grosses années de moins que ses compères. Il est d'ailleurs un des deux joueurs les plus jeunes de Romandie.

Au début de l'avènement du cor des Alpes de ce côté-ci du pays, vu le nombre réduit d'amateurs, les passionnés du coin s'étaient affiliés à des joueurs fribourgeois. «On était démuni. Il fallait arriver à se développer», relève Max Calame. «Maintenant, nous sommes assez pour jouer.» Les amoureux de cet instrument à bouche traditionnel font partie d'une grande famille. «Il y a des morceaux de base, que tout le monde connaît.» Ce qui amène à des concerts improvisés un peu n'importe où... «Si je me trouve à une place et que quelqu'un joue du cor des Alpes, paf, on joue les deux», sourit le plus expérimenté du groupe.

Il n'est pas toujours évident de se retrouver à cinq lorsque l'on vient d'endroits différents, soit Les Ponts-de-Martel, Le Locle, le Mont-de-Travers, le Jorat et Couvet. Par conséquent, ils répètent souvent chacun de leur côté. «On joue quand on peut. Moi, je trais les vaches le matin!», rigole Max Calame. Mais le musicien trouve toujours le temps quand même... «Mon cor des Alpes est déplié tous les jours. Comme ça, vous y allez et, hop, vous mettez une petite sonnée.» /SBI

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