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Evaluer les avantages d'une fusion TN-TRN

La fusion des deux compagnies de transports publics du canton de Neuchâtel est-elle opportune? Un bureau d'étude va disséquer ces prochains mois le fonctionnement des TN et TRN, deux entreprises fort concernées par le projet Transrun. Les CFF, le BLS, une compagnie étrangère? Qui héritera du Transrun lorsque la liaison ferroviaire rapide verra le jour entre le haut et le bas du canton du Neuchâtel? La question taraude tous les esprits, y compris ceux des actionnaires et administrateurs des Transports régionaux neuchâtelois (TRN) et des Transports en commun du Littoral neuchâtelois (TN). Pour y voir plus clair - et répondre à la motion déposée au Grand Conseil par le député Pierre Bonhôte demandant d'étudier la faisabilité d'une fusion des TN et TRN - le Conseil d'Etat a mandaté le bureau spécialisé The corporate finance Group (TCFG). Cette société internationale avec siège à Berne et filiale à Genève est épaulée dans son travail par un comité de pilotage. Lequel est présidé par le conseiller d'Etat Fernand Cuche et composé d'édiles, spécialistes et représentants des deux entreprises concernées. Ce comité a déjà siégé par deux fois mais restera muet jusqu'au dépôt de l'étude de TCFG, soit vers la fin de l'année, annonce la chancellerie d'Etat. Qui évoque des travaux très complexes à mener.

17 août 2008, 12:00

«Le bureau mandaté doit faire la photographie du fonctionnement des TN et des TRN, cibler les métiers exercés par les deux entreprises», note Pascal Vuilleumier. Le chef de l'Office cantonal des transports (OCT) insiste sur l'éventail des possibilités encore ouvertes à ce stade. «Si l'on n'y gagne que des ?peanuts? nous ne proposerons pas aux compagnies de fusionner. L'étude pourrait aussi conclure au rapprochement de certains secteurs.»

Directeur des TRN, Jean-Michel von Kænel remarque qu'il n'existe que des interrogations à ce stade du dossier Transrun. Ce n'est que lorsque l'apport objectif d'un rapprochement avec le TN sera mesuré qu'il pourra se prononcer sur une telle opportunité. «Bien sûr que nous sommes intéressés par le Transrun, mais ce n'est pas l'éventualité d'une fusion qui sera déterminante», note le Chaux-de-Fonnier. Qui remarque que les TN n'ont pas d'expérience ferroviaire sur voie large.

Fusion des transporteurs neuchâtelois ou pas, la perspective du Transrun (et les millions de francs que le projet engloutira à la pelle) ne manquera pas d'aiguiser l'appétit des compagnies de transports. Qui pourraient être intéressées tant par l'exploitation de la ligne ferroviaire que par la mise en place de l'infrastructure. «Nous nous préparons à envisager divers scénarios», reprend le chef de l'OCT. «Nous voulons être sûrs de nos choix et ne pas avoir à regretter un manque d'anticipation.»

«Toutes les solutions restent envisageables», abonde Jean-Michel Germanier. Le directeur des TN note que la ligne actuelle entre Neuchâtel et Le Locle est exploitée par les CFF. L'ex-régie resterait un géant face à une société de transports neuchâteloise fusionnée. «C'est pourquoi il faut imaginer les participations les plus diverses pour exploiter le Transrun». / STE

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