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Retrouver le goût du Lux...

La partie café du Lux rouvre aujourd'hui, après son inauguration vendredi. Ce n'est que la première étape d'un projet ambitieux de création d'une nouvelle salle de concerts et de spectacles dans la région «Vendredi, à l'inauguration, c'était plein, plein, plein. On a tiré 14 fûts de bière!» Hier encore, le copropriétaire François Knellwolf avait le sourire des surlendemains d'hier. Un tas d'amis, de connaissances et d'intéressés sont venus «retrouver le goût du Lux», pour reprendre la feuille placardée à la porte du bistrot loclois. L'ouverture publique est pour aujourd'hui.

31 oct. 2006, 12:00

Bistrot, le Lux? Institution plutôt. Sa construction date des années 1890. «Je crois que c'était un arrêt de diligence, en tout cas il y avait des écuries», ébauche François Knellwolf. Il a été racheté en 1926 «par le grand-père Frutschi, le père de Roland». Celui-ci y a installé un cinéma, rebaptisé Le Lux, comme tant d'autres. Dans les années 1980, le ciné est devenu jeu de quilles. Jusqu'à la retraite de Roland Frutschi.

François Knellwolf et son partenaire William Darbellay, un compère émigré en Toscane aussi fou de rénovation, sont entrés dans l'histoire du Lux en juillet. Ils n'auraient pas repris ce complexe vieillot s'ils ne s'étaient lancés l'année passée dans une autre aventure: la transformation en lofts de l'ancienne usine d'horlogerie Le Phare, rachetée bon marché à Dixi, un énorme navire à l'architecture arabisante situé sur la côte en face du Lux. «Si Le Lux existe, c'est grâce au Phare», dit François Knellwolf, optimiste (la moitié des lofts sont vendus). Même s'il se fait un peu peur en estimant que ces deux bébés pèsent «plus près de dix millions que d'un»...

«On veut montrer qu'on peut faire des choses extra au Locle»

L'ancien jeu de quilles du Lux sert pour l'instant de chantier de répétition pour l'équipe qui monte la comédie musicale «Métropolis». «Nous voulons le transformer en salle de spectacles, mais c'est pour l'année prochaine», explique François Knellwolf. En projet: la création d'une association qui regroupe «tous les gens intéressés», précise Anne-Dominique, la femme de François, qui «donne des coups de main».

Une première rencontre, il y a deux mois, a réuni une soixantaine de personnes, avec du monde de l'Ancienne Poste, de Bikini Test, du Corbak Festival et même d'Espace noir, à Saint-Imier, de Fri Son (FR) «et bien sûr du Casino - La Grange», s'empresse d'ajouter François Knellwolf. Tous se réjouissent d'une nouvelle salle, plutôt branchée musique (entre 450 et 500 personnes debout), un peu plus grande que Bikini. Reste à créer l'association qui gérera le lieu et surtout à démarcher pour trouver sponsors et mécènes. Cerise sur le gâteau, le ciné pourrait renaître en parallèle. «Pourquoi pas avec des week-ends à thème? Tarantino par exemple», avance Anne-Dominique Knellwolf.

Pour l'instant, c'est le café qui s'est refait une jeunesse, sous l'oeil de Janick Nardin à la déco. Sur fond jaune blé mûr et bordeaux, il ne reste pas grand-chose de l'ancien Lux. Sous les boiseries des murs, on a retrouvé de jolis motifs au pochoir. Au plafond, des lustres chinés dans les brocantes. «Au fond, nous avons ouvert un salon non-fumeurs», ajoute Anne-Dominique. Deux terrasses sont en projet: l'une à l'étage, l'autre sous la marquise d'entrée. Les promoteurs du nouveau Lux sont tout heureux d'avoir déniché un couple de tenanciers «qui sait bosser et est enthousiaste»: Robin Lièvre et MarieJeanne de Jong, «des Jurassiens qui remontent du Bas».

Mais qu'est-ce qui fait courir les Knellwolf et consorts? «On est à 100% positif par rapport à cette ville. On veut montrer qu'on peut faire des choses extra au Locle», lance François. Anne-Dominique ajoute, avec un clin d'oeil à «Bilanz»: «Vivre au Locle, c'est du Lux»... / RON

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