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Urgent: artiste cherche atelier

06 avr. 2007, 12:00

Dernier locataire de La Capitaine, vieille maison désossée de la rue de La Charrière, à La Chaux-de-Fonds, le peintre Maurice Frey se fait du souci. En dernière échéance, à fin avril, il devra avoir quitté les lieux, promis à une rénovation profonde. Depuis la fin de l'année dernière, il cherche sans succès un atelier pas cher où poser ses pinceaux. Il y a urgence. L'artiste prépare au moins trois expositions.

«Je ne veux pas tirer la couverture à moi», explique l'artiste prodigue. Il sait bien qu'il n'est pas le seul à chercher. Revenu à La Chaux-de-Fonds, après la France et l'Italie, il y a dix ans, il avait alors trouvé la perle: un appartement vétuste dans cette Capitaine qu'il partageait, comme le loyer (250 fr. par mois), avec son collègue Bernard Cattin. Construite en 1750, refaite en 1843, La Capitaine était la maison de Charlotte Robert Sandoz (1737-1827), veuve d'un capitaine.

Dans la bâtisse vivait encore une famille italienne. Sinon, les autres locaux étaient occupés par un ébéniste d'occasion, le régisseur Dominique Dardant et son matériel, les Plonk et Replonk qui coulaient là leurs nains de jardin dans le béton frais. «On était heureux», résume Maurice Frey.

L'image sépia de La Chaux-de-Fonds riche de ses vieux appartements bon marché a fait long feu. «C'est vrai que je n'ai cherché que depuis la fin de l'année. J'ai eu la chance de pouvoir rester trois mois de plus, puis encore un mois. J'ai passé une annonce. J'ai vu des ateliers. Mais les prix sont élevés, 700 ou 800 francs, plus les charges», dit le peintre réputé, mais qui doit compter.

A sa manière, il tire les sonnettes de la Ville. «J'aimerais rester à La Chaux-de-Fonds. La ville n'a pas de locaux pour les artistes, à part ceux du Bois-Noir mis à disposition temporairement. Je trouve qu'à La Chaux-de-Fonds, ville qui s'enorgueillit de son activité culturelle, on pourrait créer quelque chose pour attirer les artistes. Pourquoi pas vers l'Ecole d'art?»

A une semaine d'une exposition à la galerie Artesol de Soleure, le peintre qui se juge figuratif travaille à un diptyque. «Là je suis dans le noir. On m'a tellement dit que je suis un bon coloriste... Je ne sais pas encore si je mettrai de la couleur ou alors de la lumière.» Maurice Frey a une vingtaine de toiles en travail et un paquet d'?uvres terminées qui s'accumulent dans les entrailles de La Capitaine désertée. Trouver un local - 50 m2 éclairé - en devient obsédant. /ron

Maurice Frey, tél. 032 914 30 69 ou 078 709 89 94
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