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Une sorte de scoubidou...

Pas de doute, c?est la rentrée! Pas mécontents de cette scolarité version création, des enfants de 8 à 10 ans, issus de deux classes, ont fait passer quelque chose de nouveau, samedi au Temple allemand, à La Chaux-de-Fonds, débordant de public. Gestuels ou en déclinant «je t?aime», ils ne se soucient pas de l?attention qu?ils suscitent, ils sont dans l?action. Pourtant, autour d?eux, c?est la grande agitation. En fait, tout le pays est rentré avec eux: l?Association suisse des musiciens, qui a lancé le projet «Fnorg», concrétisé par Hans Jürgen Wäldele, les Heures de musique du Conservatoire, les Concerts de musique contemporaine, le centre de culture ABC.

04 sept. 2006, 12:00

Le «Fnorg» faisait l?air du temps, le ton des conversations, ces lettres étaient sur toutes les lèvres, en rose ou en morose, en bof ou en super. L?étonnant est que cette partition, livrée au gré d?interprètes de nature aussi différente, ne se soit pas émiettée. Au contraire, le parcours a captivé sans cesse comme une recherche passionnée, comme une investigation de l?inconnu sonore.

Musique communautaire, à l?état natif, ouverte sur le monde extérieur, il s?agissait d?un acte immédiatement environné de signification sociale et non plus seulement comme l?exposition d?un objet de beauté incarné dans le temps.

En cela, il faut relever la part du quatuor à cordes du Conservatoire, celles de l?ensemble Daswirdas de Winterthour, (violoncelles, accordéon, gong, voix et son synthétique) de la Croche-ch?ur, tout en couleurs vocales aquatiques, du Neuchâtel Wind brass band, qui dans une effervescence de la meilleure veine, a donné sa juste conclusion au «Fnorg». On s?y est affronté, on a comparé, contesté, on s?est enthousiasmé et tout cela est fort bon. / DDC

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