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Une sauce à salade qui cartonne

Centre de réadaptation cardio-vasculaire réputé, la Clinique Le Noirmont se distingue également dans un tout autre registre, celui de sa sauce à salade allégée. Au point que la direction de l'établissement la met en vente par litre, pour le plus grand bonheur des patients, qui en raffolent. Pour l'heure, il n'est pas question d'une quelconque AOC. Outre sa réputation de centre de réadaptation cardio-vasculaire de grande renommée, la Clinique Le Noirmont cultive une autre spécialité, dans le domaine culinaire cette fois. Sa sauce à salade allégée fait en effet un malheur auprès des patients. Au point que la direction la commercialise depuis maintenant plusieurs années.

05 sept. 2007, 12:00

«Cette sauce est vraiment excellente», explique le directeur Cédric Bossart. «Lorsqu'ils quittent l'établissement, de nombreux patients repartent avec un ou deux litres dans leurs bagages. Et lorsqu'ils viennent visiter un malade, ils profitent de l'occasion pour effectuer un petit crochet au kiosque de la clinique. C'est d'ailleurs le seul produit interne que l'on vend.»

Le secret de cette sauce à salade, blanche (à la française) ou à la vinaigrette (à l'italienne)? Elle est évidemment ultrasaine, très légère, au goût spécial, inimitable, typé, comprenant des herbes fraîches et un bon dosage avec le vinaigre. «Contrairement à des sauces blanches traditionnelles, elle ne possède pas du tout le goût du yoghourt», reprend Cédric Bossart.

Un temps, on la trouvait également dans une petite épicerie de La Chaux-de-Fonds. Mais aujourd'hui, il n'y a plus que la boucherie Paratte, à Saignelégier, qui en propose à ses clients, au prix de dix francs le litre. «Attention, nous ne sommes pas Nestlé», insiste le directeur. «Notre but n'est pas de faire du business avec ce produit maison, mais plutôt de faire plaisir à nos anciens patients.» Annuellement, ce sont ainsi près de 1000 litres de ce précieux breuvage qui sont écoulés à la vente. Au début, il était vendu dans des litres d'Henniez, à la bonne franquette. Mais quand bien même la direction qualifie ce marché de marginal, elle a été contrainte de «professionnaliser» cette pratique, en imprimant notamment des étiquettes en français et en allemand, et en transvasant la fameuse sauce dans des litres en PET, bouchonnés. La sauce Roc-Montès, comme l'appellent familièrement ses adeptes, ne contient évidemment aucune graisse industrielle. Après la tête-de-moine et la damassine, voilà que le Jura compte un nouvel atout pour séduire les fins palais. A consommer sans modération! /GST

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