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Une saison exceptionnelle

Dimanche se clôturait la 11e saison du Nouvel ensemble contemporain (NEC) qui avait commencé en octobre dernier avec l'opéra de François Cattin, ici même, au Temple Allemand à La Chaux-de-Fonds. Pour ce finale, le violoncelliste Sébastien Singer était à l'honneur, sous la direction de Pierre-Alain Monot.

09 mai 2006, 12:00

Le programme, composé exclusivement d'oeuvres acoustiques, s'ouvre sur le «Kammerkonzert II» du compositeur coréen Isang Yun. Le lyrisme mélodique se conjugue à une écriture instrumentale raffinée - syncrétisme des influences de l'Orient et de l'Occident. Il émerge de cette composition un langage à la fois personnel et original.

Aptitude à l'intériorisation

Sébastien Singer interprète ensuite «Tantôt libre, tantôt recherchée» de Jacques Wildberger pour violoncelle seul. Le jeu du soliste s'exprime à merveille dans l'exploration des modes de production sonore, depuis l'utilisation percussive de l'instrument jusqu'aux mélodies de timbres Cette oeuvre oscille ainsi entre densité et désagrégation, laissant le champ libre à l'instrumentiste qui révèle une aptitude remarquable à l'intériorisation.

Dialogue mystique

«Tragoedia» de Harrison Birtwistle pour ensemble instrumental repose sur une structure circulaire en six parties construites autour d'un principe de polarités mélodiques. Des procédés d'écriture orchestrale et d'agencement de timbres suggèrent un retour à l'archaïsme de l'antique tragédie.

Le concert s'achève sur «Detto II» de Sofia Gubaidoulina, compositrice admirable d'origine russe. L'oeuvre débute par un long solo de violoncelle, mélange de micro tonalités et de longues tenues de notes. Progressivement, les instruments entrent et s'animent dans un dialogue mystique. En toute fin, Sébastien Singer exalte le registre suraigu de son instrument: d'irréels harmoniques irisent un chant de lumière, véritable communion sonore avec le divin. /F DU

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