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Une initiative contre le site unique à La Chaux-de-Fonds

La réforme hospitalière cantonale reste toujours en travers de la gorge de nombre de Neuchâtelois du Bas. Un comité d'initiative s'est officiellement constitué contre l'implantation du site unique mère-enfant à La Chaux-de-Fonds. Il part à la chasse aux 4500 signatures pour stopper l'entreprise du Conseil d'Etat. «La décision du Conseil d'Etat concernant la répartition hospitalière dans le canton n'est pas acceptable parce que sous couvert de vision politique, elle aboutit à une détérioration de la qualité des soins, à des dépenses somptuaires et inutiles ainsi qu'à une insécurité grave concernant l'organisation future des hôpitaux du canton.» Fédéré autour du député radical Philippe Haeberli, le comité d'initiative en faveur d'un site unique femme-mère-enfant, cohérent, sûr et économique (c'est ainsi qu'il est baptisé) manifeste une claire opposition aux décisions du Conseil d'Etat. Il demande (comme nous l'annoncions le 21 février) que le site unique reste implanté à Neuchâtel, puisqu'il naîtra de toute façon l'an prochain dans les structures de l'hôpital Pourtalès, dans le chef-lieu.

12 mars 2008, 12:00

«Même si cela paraît pratiquement inévitable, ce n'est pas un combat Haut-Bas», assure Philippe Haeberli, tout en affirmant que le comité élargi (une quarantaine de personnes) compte avec des personnes concernées des Montagnes neuchâteloises. Certaines rejoindront peut-être le comité central, fort aujourd'hui de six personnes, toutes du Bas. Des membres iront même récolter des paraphes dans le Haut. Mais pour signer quoi? Le texte de l'initiative (4500 signatures à recueillir en six mois) ne sera déposé à la chancellerie cantonale qu'après Pâques... «L'initiative demandera que le site unique demeure à Pourtalès; et je ne pense pas que nous nous mettrons à dos toute la population du Haut, car il faut mesurer l'impact financier de cette opération devisée à 60 ou 70 millions de francs», précise le chef des affaires sociales de la Ville de Neuchâtel. «Ce qui motive les personnes à l'origine de la création du comité», poursuit le député, «ce sont les rapports d'experts, qui n'ont pas été suivis par le Conseil d'Etat». / STE

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