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Une filière professionnelle HES n'est plus une musique d'avenir

L'obtention d'une accréditation HES pour les filières professionnelles du Conservatoire neuchâtelois est très improbable, constate le Conseil d'Etat. Reste la perspective d'une filiale d'un des établissements romands reconnus, Lausannne ou plus certainement Genève. L'espoir fait vivre, dit-on. Mais l'espoir de voir vivre un enseignement professionnel de la musique labellisé HES dans le canton de Neuchâtel est de plus en plus ténu. La Confédération a changé de cap et n'envisage plus un enseignement en réseau pour la Suisse romande, a fait savoir hier la conseillère d'Etat Sylvie Perrinjaquet. Il devrait se concentrer autour des deux sites ayant obtenu leur accréditation «Haute Ecole spécialisée», soit Lausanne et Genève.

28 nov. 2007, 12:00

Conséquence première de ce choix, il n'y aura pas de nouvelles admissions d'étudiants professionnels à Neuchâtel ou à La Chaux-de-Fonds en septembre 2008. «La dernière volée a entamé sa formation cet automne, elle terminera en 2010 ou 2011», a précisé la cheffe de l'Instruction publique.

Et pour la suite, quelle partition? Théoriquement, Neuchâtel pourrait insister et déposer quand même une demande d'accréditation. «Mais nos chances sont quasiment nulles», coupe Sylvie Perrinjaquet. Tant Fribourg que le Valais ont renoncé à une pareille démarche. Pour eux, comme pour Neuchâtel, reste la voie de la filiale. C'est une des perspectives qui figurera dans le rapport d'information que le Conseil d'Etat soumettra au Grand Conseil fin janvier. En gros, il s'agirait d'un enseignement décentralisé, dépendant d'un Conservatoire accrédité. En l'occurrence Genève, explique René Michon, directeur de la formation professionnelle. «Mais sans garantie; il est possible que Genève ne propose rien...», soupire-t-il. Surtout que le Conservatoire neuchâtelois, qui enseigne treize instruments (dont le piano, le chant, le violon, le violoncelle et la flûte), n'a rien que Genève ne possède déjà. Contrairement à Fribourg (chant choral et harmonies) et le Valais (cordes), qui visent à devenir des filiales de Lausanne.

Mais le Grand Conseil neuchâtelois - qui, contre l'avis du gouvernement, avait demandé en juin 2006 que les démarches pour une accréditation HES se poursuivent - aura aussi son mot à dire sur d'autres propositions. En particulier le développement de la filière préprofessionnelle, qui augmenterait les chances d'accès au niveau HES, ou l'introduction d'une formation, unique en Suisse romande, de musiciens intervenants.

On saura fin janvier si le législatif entend une note d'espoir dans ces propositions. /SDX

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