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Unanime, le Conseil général du Locle dit son indignation

Face à la suppression pure et simple de la HE-Arc Ingénierie au Locle, le Conseil général du Locle, tous partis confondus, a rédigé un communiqué où il exprime sa colère. «Pour la population, il est important de savoir que, sur un point aussi important, tous les conseillers généraux sont d'accord. Il n'y a pas de clivage», explique la présidente du Conseil général du Locle Danièle Cramatte, qui ne se souvient pas d'avoir déjà vu une telle démarche. Tous les partis réunis ont rédigé une prise de position, signée «le Conseil général de la ville du Locle».

01 févr. 2008, 12:00

Rappel: le 17 janvier, le Conseil d'Etat annonçait la nouvelle répartition de la HE-Arc avec un site unique à Neuchâtel et des instituts de recherche à La Chaux-de-Fonds et à Saint-Imier. Le comité stratégique Costra (composé des conseillers d'Etat en charge de l'Instruction publique des cantons du Jura, de Berne et de Neuchâtel), avec l'appui du Conseil d'Etat, «a opté pour la suppression pure et simple de la HE-Arc Ingénierie du Locle. Après la disparition de l'Ecole de nurses (dont le bâtiment est toujours inoccupé, malgré les promesses de réaffectation faites il y a 13 ans par le Conseil d'Etat de l'époque), des services hospitaliers, de maternité, gynécologie et chirurgie, c'est au tour de nos écoles de tomber», résument les signataires. «Sous couvert de taille critique et de mauvaise accessibilité, l'Ecole d'ingénieurs, carte de visite majeure de notre cité, fermera ses portes en 2011.»

D'où cette démarche commune: «Les conseillers généraux, tous partis confondus s'insurgent fortement contre cette décision et déplorent la mauvaise maîtrise du dossier et le manque de pugnacité manifeste du Conseil d'Etat neuchâtelois, qui a également superbement ignoré la colère des pétitionnaires qui demandaient une reconsidération de sa position.» Or, ajoute le Conseil général, des solutions au maintien de la HE-Arc au Locle auraient pu être imaginées, sous forme de partenariat avec la France voisine ou par une rénovation ou un agrandissement de l'école. L'accès aurait pu être amélioré via une réduction du temps de trajet tant pour les transports publics que privés.

«Ce point a été capital dans la prise de décision du Costra et du Conseil d'Etat», rappellent les signataires, qui demandent: «Qu'adviendra-t-il du Locle une fois toutes nos infrastructures les plus importantes et les plus porteuses disparues? Le Transrun viendra-t-il jusqu'à nous si nous n'offrons plus rien?»

Ils le soulignent, les conseillers généraux ont déjà dénoncé à plusieurs reprises «cette politique menée depuis des décennies qui favorise largement le bas du canton au détriment du haut (80% d'investissements dans le Bas)». Or, le transfert de la HE-Arc «accentue encore ces disparités et appauvrit considérablement l'offre de formation dans les Montagnes neuchâteloises, pôle industriel du canton. Quel sens donner à une HE-Arc Ingénierie implantée au beau milieu du secteur tertiaire, coupée des entreprises? Quel sens donner à la décision du Costra et du Conseil d'Etat d'assurer la pérennité de la HE-Arc en la localisant à Neuchâtel entre deux autres écoles d'ingénierie, à savoir celles de Bienne et d'Yverdon, chacune distante d'environ 30 km?» Et les signataires soulignent que «ce n'est pas se plaindre que de constater que le départ d'une école de cette importance a de lourdes conséquences au niveau démographique, économique, culturel et associatif».

Les conseillers généraux, concluent-ils, «exigent du Conseil d'Etat des mesures concrètes afin de développer la formation au Locle, notamment par le regroupement de filières techniques au niveau secondaire II et des écoles supérieures. Ainsi, il nous prouvera par des actes que l'équilibre régional inscrit dans la Constitution neuchâteloise ne reste pas lettre morte». /CLD-comm

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