Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Un squelette neuchâtelois de 13'000 ans au coeur d'une avancée mondiale

Deux génomes humains du Caucase (Géorgie) datant d’il y a 13’300 et 9’700 ans, ainsi que celui d’un squelette vieux de 13'700 ans découvert dans la grotte du Bichon à La Chaux-de-Fonds (NE) offrent de nouvelles indications sur l’évolution des populations qui ont donné naissance aux Européens actuels. L'Université de Neuchâtel a participé à une vaste étude publiée ce lundi.

16 nov. 2015, 10:36
/ Màj. le 16 nov. 2015 à 11:00
Découverte en 1956, la grotte du Bichon contenait des ossements humains mêlés à ceux d’un ours brun tué par une flèche.

Ces analyses résultent d’une vaste étude internationale à laquelle a participé le Laboratoire d’archéozoologie de l’Université de Neuchâtel. Elles sont publiées ce lundi dans la revue "Nature Communications".
«Cette étude suggère que quatre populations humaines ancestrales sont à l’origine des Européens d’aujourd’hui", indique Werner Müller, archéozoologue à l’Université de Neuchâtel, dans un communiqué publié par l'UniNe. "Nos résultats indiquent que les chasseurs-cueilleurs du Caucase se sont séparés des chasseurs-cueilleurs de l’Ouest du continent il y a près de 45’000 ans, puis des ancêtres des agriculteurs néolithiques il y a environ 25’000 ans».

Des gènes responsables de la pigmentation révèlent en outre que les deux chasseurs-cueilleurs du Caucase présentaient un teint de peau plus clair que l’homme de la grotte du Bichon. Ils avaient en revanche tous les trois les cheveux noirs ou foncés, et les yeux bruns.
L’homme de la Grotte du Bichon fait partie de l’exposition permanente du Laténium, le Musée d’archéologie de Neuchâtel. La particularité de cette grotte était de contenir ces ossements humains mêlés à ceux d’un ours brun tué par une flèche en silex. La grotte a été découverte en 1956.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias