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Un avocat jugé pour des pétards

25 nov. 2007, 12:00

L'affaire avait fait des remous au Conseil général, en septembre dernier. Le président de commune chaux-de-fonnier avait été soupçonné d'abus d'autorité après qu'un de ses amis, avocat et ancien conseiller général, ait reçu une autorisation rétroactive pour des feux d'artifice tirés au cours d'une fête privée, à laquelle le président de commune participait. Tirés à quelques mètres du quartier général de Bonne-Fontaine, les feux avaient rapidement attiré l'attention des policiers, qui avaient débarqué à six dans trois véhicules, déclenchant les quolibets ironiques des invités.

N'étant pas directement intervenu dans la procédure d'autorisation rétroactive, Laurent Kurth était immédiatement mis hors de cause. Restait à juger l'avocat, pour infraction au règlement de police de La Chaux-de-Fonds.

«Le truc, c'est que quand j'ai dit au policier que je n'avais pas l'autorisation, il a compris que je ne l'avais pas demandée», a expliqué l'avocat, regrettant «un joyeux amalgame dans la mémoire du policier». Car il lui assurait avoir envoyé la dite demande d'autorisation le 15 août, soit dix jours avant la fête. Curieusement, le cachet de la poste indiquait le 27 août, soit deux jours après la fête. «Elle a dû rester coincée quelque part...», a supposé l'avocat. Une version qui n'a que peu convaincu le président du tribunal, Alain Rufener, qui s'est étonné en outre, que l'avocat ne se soit pas inquiété de ne pas avoir reçu de réponse à sa lettre. «Je ne savais pas à quel service téléphoner», a-t-il avancé, sans davantage convaincre le tribunal, qui a confirmé l'amende de 100 fr. qui lui avait été infligée. L'avocat s'acquittera en sus des frais de la cause, soit 100 fr. supplémentaires. / syb

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