Stefano Maccoppi et le FCC unis jusqu'à la fin de la saison

Le FCC tient enfin son nouvel entraîneur. Stefano Maccoppi a signé, hier, un contrat portant jusqu'à la fin de la saison. Avec pour mission d'assurer le maintien le plus vite possible. Ouf! Après moult péripéties, le FCC a son entraîneur. Stefano Maccoppi (46 ans dans moins d'un mois) a débarqué à La Chaux-de-Fonds mardi soir, vers 22 heures, avec des pneus d'été.

27 mars 2008, 12:00

«J'étais bloqué avec ma voiture», raconte l'Italien. «Un monsieur m'a très gentiment aidé à amener ma voiture dans un parking. Mon arrivée, en pleine nuit et sous la neige, était magique!» Le temps de recevoir les clés de son appartement (l'ancien de Vittorio Bevilacqua) des mains de Luca Ferro, et Stefano Maccoppi a plongé avec délice dans les bras de Morphée. Plus de 600 kilomètres de route enrobés de deux bonnes heures de bouchons au Gothard, ça fatigue son homme.

Après une bonne nuit de sommeil, Stefano Maccoppi a signé un contrat portant jusqu'à la fin de cette saison. Et ensuite? «Il existe des perspectives d'avenir», lâche l'Italien. «Mais ce qui m'importe, ce qui nous importe, c'est de nous sauver le plus rapidement possible. Il nous manque sept ou huit points.»

Citoyen de Piacenza, où il a comme voisin l'ancien Zurichois Alain Nef, Stefano Maccoppi avait rencontré Antonio Tacconi en Italie, avant Pâques. Le président lui avait demandé s'il accepterait de reprendre le FCC, mais ce n'est qu'entre mardi et hier que les derniers détails ont été réglés. «C'est un défi», reprend l'Italien. «Je suis un entraîneur qui a une passion démesurée pour le football. On t'offre un boulot comme celui-là, tu ne peux pas le refuser, même si c'est à 600 kilomètres de chez toi. Je dois juste apprendre à connaître les joueurs, à comprendre le club. Mais je suis confiant. L'équipe a fait des miracles. Et je tiens à dire que Laurent Delisle a fait un très bon boulot, a tenu l'équipe à bout de bras.»

Après le repas de midi, Stefano Maccoppi a pris seul le chemin de la Charrière. Pour y rencontrer les journalistes, découvrir les vestiaires, trouver à quelle serrure correspondait quelle clé de son trousseau et accueillir les joueurs à leur arrivée au stade. Avec un regard amusé pour la quantité de neige qui recouvre la pelouse principale.

Comment les joueurs vont-ils appréhender le nouveau coach? «A ce que j'ai compris, c'est un homme assez exigeant», explique Bruno Valente. «Je suis persuadé que nous allons nous en sortir. Il aime le jeu offensif. Comme il a côtoyé pas mal d'équipes de Série B en Italie (réd: la dernière en date étant Spezia), il a un bon vécu. Et franchement, ce n'est pas plus mal qu'il s'agisse de quelqu'un qui ne connaisse pas le club!» /FTR