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Seule en scène avec Bach

17 mars 2011, 10:54

CRITIQUE - PAR DENIS DE CEUNINCK

Les vertus toniques des partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach ont rarement été honorées avec autant de bonheur. La version de Carolin Widmann, mardi à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds, a pris une place de choix parmi les grands.

Seule en scène sous une lumière extatique, Carolin Widmann affirme hautement sa personnalité.

Placé dans une atmosphère d'intimité, l'auditeur est immédiatement saisi par la musique à laquelle la violoniste donne une inestimable richesse spirituelle.

La maîtrise polyphonique est parfaite, les voix s'organisent dans la sérénité, la plénitude.

Le style est chaleureux sans romantisme, il n'emprunte pas aux manières baroques, il s'affirme au contraire délibérément moderne.

On admire la sonorité du Guadagnini 1782, la luminosité du timbre dans toutes ses subtilités.

Dans la partita No 1 en si mineur, on remarque la magnificence de l'Allemande ainsi que la précision d'articulation d'archet dans la Courante et son double La pulsation intérieure garde en permanence une souveraine stabilité.

La tonalité de mi majeur éclate de luminosité dès le Prélude de la partita No 3, riche de Gavotte et autres Menuets. Dans la partita No 2 en ré mineur, le chant révèle une assurance dans l'Allemande, une souplesse dans la Courante, une dynamique dans la Gigue, on pourrait ainsi poursuivre la description mais il n'est pas une ligne qui n'ait un sens, Carolin Widmann habite l'intense Chaconne qui termine cette partita.

Il s'agissait de l'unique concert donné en Suisse par Carolin Widmann, invitée de la Société de musique.

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