Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Révolu, le «bricolage»

Depuis cette saison, l'équipement du gardien ne peut plus être rafistolé au bon vouloir. Plus petit, il doit désormais être homologué par la Ligue nationale. Pour Sébastien Kohler, ça n'a pas changé grand-chose Jusqu'à la saison passée, les rayons du «Do it yourself» local n'avaient plus de secrets pour eux. Mais aujourd'hui, les gardiens de Ligue nationale, de juniors élites A et B ou de clubs de première ligue avec des équipes de juniors élites B ont dû se trouver un nouveau passe-temps. Fini le bricolage des jambières, du plastron ou des gants. Les traditionnels bibendums garnis de mousse à foison ont aujourd'hui cédé leur place à des portiers à la silhouette «normale». C'est que depuis le début du présent exercice, l'équipement des gardiens, qui a fortement rétréci, doit être homologué par la Ligue nationale (LSHG).

17 oct. 2006, 12:00

«Avant, tout ce qui était acheté en Suisse était automatiquement homologué. Il n'y avait pas de contrôle, relève Sébastien Kohler, le dernier rempart du HCC. Il n'était donc pas rare que certains de mes confrères rajoutent de la mousse un peu partout. Moi, je n'en ai jamais été un adepte. En fait, dès que je recevais un nouvel équipement, je prenais mon couteau japonais et je coupais tout ce qui me dérangeait!» Aujourd'hui, rafistoler à sa guise son équipement n'est donc plus permis, la LSHG ayant adopté ce qui se faisait en NHL depuis le début de la saison 2005-2006. Tous les gardiens de LNA et LNB ont donc eu la visite de l'un des trois inspecteurs de la ligue en début de saison.

Attention à la «prune»

Ainsi, la largeur des jambières est par exemple passée de 30,5 cm à 28 cm, les dimensions du «biscuit» - la «plaque» qui permet de repousser les pucks - de 41 cm x 21 cm à 38,1 cm x 20,32 cm, alors que la circonférence de la mitaine a fondu de 122 cm à 114,3 cm. Coudes, clavicules, contour des épaules: autant de normes qui doivent désormais être respectées par les gardiens.

Et une fois que tout paraît en ordre, l'inspecteur plombe les différentes parties: deux jambières, plastron, quatre gants (dont deux de rechange), cuissettes et les deux paires de patins. Des plombs qui doivent évidemment toujours être en place en cas de visite surprise dudit inspecteur, comme ce fut le cas samedi, après la partie face à Olten aux Mélèzes. «Ils ne nous préviennent évidemment pas de leur visite, lâche «Seba». Mais il y a intérêt que les plombs soient en place, car sinon c'est l'amende!» Une «prune» pour le joueur, pas pour le club. Mais des plombs qui ont la fâcheuse tendance à prendre la poudre d'escampette. «Moi, j'en avais déjà perdu deux lors de notre dernier match amical, rigole Sébastien Kohler. Là, tu dois donc prévenir l'inspecteur au plus vite.» Evidemment.

Meilleurs défensivement

Mais qui dit équipement plus petit ne dit pas forcément plus de buts encaissés. «Pour moi, ça ne change pas grand-chose. Tu dois juste reprendre tes points de repère. J'ai d'ailleurs un peu enragé au début à cause de mon .» Pour Sébastien, ce changement d'équipement était avant tout une question de fric. «Car il n'y a pas eu plus de buts qu'avant (réd: le HCC en a encaissé 39 jusque-là, contre 34 à la fin du premier tour de la saison passée). Car si tu perds de l'envergure, tu gagnes en mobilité et en vitesse d'exécution.»

Et si Sébastien Kohler ne semble pas encore au top de sa forme - «je le reconnais, je peux encore monter en puissance» -, il ne l'attribue pas à son équipement plus petit, mais à une certaine adaptation des défenseurs devant lui. «Sébastien a besoin d'être fortement sollicité pour briller» avait avancé son entraîneur, Gary Sheehan. «Aujourd'hui, nous sommes meilleurs défensivement que la saison passée, où j'étais davantage mis en avant. Mais cela ne me dérange pas d'avoir moins de travail si on gagne!» /DBU

Votre publicité ici avec IMPACT_medias