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Regards vers l'Argentine

«Grupo de Canto Coral»! Le nom claque comme une oriflamme. L'ensemble mixte, de Buenos Aires, une trentaine de choristes, a pris place parmi les grands interprètes d'Amérique du Sud. En tournée dans la région, le GCC a fait entendre la musique argentine, celle de la tradition et celle des compositeurs modernes, vendredi au temple Farel à La Chaux-de-Fonds.

27 févr. 2006, 12:00

Qui n'aurait envie de chanter dans un tel groupe? Seulement une voix, c'est fragile, il faut trouver un guide qui sache l'épanouir. Nestor Andrenacci, qui a été le professeur de Facundo Agudin, a créé cet ensemble d'une couleur sonore rare. Inclassable. Irremplaçable. Un coup de coeur comme celui-là, combien en aurons-nous encore?

Des «Lamentations de Jeremias» de Alberto Ginastera aux chansons dans le style madrigal de Victor Torres: quel écho de plaisir. Jorge Maronna, né en 1948, fait une synthèse de différentes cultures, la recherche harmonique, sérielle, est ici captivante. La difficulté technique, a cappella, est non seulement maîtrisée, mais rendue avec la plus fine musicalité. Les pièces, très courtes, délicates, de Julio Viera, né en 1943 sur des poèmes de Carlos Estevez, apparaissent comme autant de petits châteaux de nacre sonore. L'Argentine n'a pas fini de nous envoyer ses trésors, les réserves sont inépuisables.

Le tango, croyait-on, était venu d'Argentine pour faire danser. Celui du GCC s'écoute, Nestor Andrenacci l'a mis à son répertoire avec Astor Piazzolla. De quoi faire mentir l'adage: «Sans les nuits de Buenos Aires, il est impossible d'interpréter le tango...» L'âme du tango avait juste changé de latitude ce soir-là...

Puis les bis, les uns après les autres, nous ont ramenés sur le terrain plus familier de la musique populaire, la joie de vivre en couleurs dans un tonus éclatant, quelque chose de dansant dans la moindre mélodie. Difficile de résister. /DDC

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