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Raphaël Darbellay ne pense plus seulement au football

Le Valaisan du FCC Raphaël Darbellay dispute peut-être sa huitième et dernière saison parmi l'élite. A 25 ans, le No 20 de la Charrière envisage déjà sa reconversion. «La passion et le rêve ne sont plus les mêmes pour moi.» Raphaël Darbellay est encore jeune, mais il semble avoir sa carrière derrière lui. «Je remets pas mal de choses en question. J'ai besoin d'un équilibre et d'entrer dans le monde du travail. L'aspect extra-footballistique va être désormais prépondérant pour moi. J'envisage mon avenir d'une autre façon qu'uniquement dans le football. Je suis en pleine réflexion. Rien n'est vraiment décidé, mais le foot n'est plus mon principal souci.»

01 avr. 2007, 12:00

Autrement dit, ce Valaisan formé à Monthey puis à Sion pourrait bien disputer ses derniers matches parmi l'élite. Professionnel depuis 1999, cet ex-international junior (des M17 aux M21) possède une belle carte de visite. «J'ai des grands souvenirs» avoue celui qui a disputé 49 matches en LNA-Super League. «J'ai joué des matches de Coupe UEFA avec le FC Sion. J'ai vécu de belles aventures avec les M21. J'étais sur la pelouse lors du dernier match joué dans l'ancien Wankdorf. Les derbies face à Servette ou les matches à Bâle m'ont beaucoup marqué. Pour moi, qui sortait du centre de formation du FC Sion, c'étaient des grands moments. J'ai peut-être réalisé mes rêves trop tôt.»

En tous les cas, Raphaël Darbellay est revenu à la réalité. Après la déroute du FC Sion, il a vécu celle du FC Lugano. Le tout aggravé par une vilaine blessure à une cheville qui l'a tenu éloigné des terrains pendant une saison et demie. «Je suis revenu en Romandie en 2002 à Yverdon pour rebondir» explique-t-il. Et «Raphi» a plutôt bien rebondi puisqu'il allait retrouver la Super League avec le club du Nord-Vaudois en 2005. Mais là aussi, la réalité le rattrapait sous la forme d'une relégation en 2006.

«J'avais besoin de changer d'air et le FCC me convenait bien» confie-t-il. «J'ai dû consentir à quelques sacrifices en venant ici, mais je ne regrette pas mon choix. Je me sens bien dans cette équipe, même si tout ne s'est pas passé comme je l'espérais. Maintenant, ce n'est plus une fin en soi pour moi de jouer en Super League. Les blessures dont j'ai été victime m'ont appris à relativiser. Dans ce monde, dès qu'on ne joue plus, on tombe vite dans l'inconnue. Il y a aussi plein d'hypocrites. Et autre chose après le football. De toute façon, si on ne joue pas à l'étranger, il est difficile d'assurer sa vie avec le football en Suisse. Donc, il vaut mieux prévoir sa reconversion assez rapidement. C'est plus facile à envisager à 25 ans qu'à 35 ans.»

Même si, comme Raphaël Darbellay, on a encore passablement de qualités à faire valoir avec un ballon aux pieds... / JCE

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