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Projet de bus entre Saint-Imier et le Val-de-Ruz relancé en Erguël

Un bus direct entre Saint-Imier et le Val-de-Ruz? Les députés socialistes au Grand conseil neuchâtelois y pensent très fort. Et la commune de Saint-Imier se montre très intéressée à participer à l'étude de ce projet. Le canton de Neuchâtel va aussi s'engager. Au nord, un bus des Chemins de fer du Jura, montant à Chasseral via Les Savagnières. Au sud, un bus des Transports régionaux neuchâtelois, réservé en principe aux écoliers des Bugnenets et de La Joux-du-Plâne pour se rendre à l'école à Dombresson ou à Cernier. Entre les deux véhicules, un no man's land de quelques centaines de mètres. Un peu plus bas, un village du Pâquier dont les habitants doivent recourir presque exclusivement à la voiture pour se déplacer. Le décor est planté, la frontière cantonale bernoise jouant encore son rôle de barrière.

17 févr. 2008, 12:00

Le 26 juin dernier, plusieurs députés socialistes neuchâtelois ont déposé une motion devant le Grand Conseil pour demander l'étude d'une ligne de bus directe entre le Val-de-Ruz et le vallon de Saint-Imier. Avec pour argument principal, l'offre insuffisante en transports publics, surtout du côté du Pâquier. Mais les motionnaires, emmenés par le député Frédéric Cuche, ont émis l'idée d'un bouclage des liaisons par bus et par train entre Saint-Imier, Dombresson et La Chaux-de-Fonds. «Ce qui serait un avantage, notamment pour les étudiants de la Haute Ecole Arc», ont-ils plaidé.

Le conseiller municipal imérien Pierre Jeanneret a dû cependant concéder jeudi soir ne pas avoir entendu parler officiellement de la motion neuchâteloise. Alors que sa commune réfléchit depuis des années à l'amélioration de son offre en transports publics. En fait, la radicale Talitha Gerber a souhaité remettre la question de la liaison directe avec le Val-de-Ruz sur le tapis, dans le cadre du programme de législature imérien. Pierre Jeanneret a cependant indiqué que la commune pouvait envisager d'appuyer ce projet, dans l'optique d'une liaison plus directe en transports publics avec Neuchâtel.

Pascal Vuilleumier, chef de l'Office neuchâtelois des transports, a rappelé hier que ses services avaient étudié le problème en 2006 déjà. «Le potentiel d'usagers entre Dombresson et Saint-Imier est malheureusement trop faible», a-t-il expliqué. «Mais nous n'entendons pas enterrer la motion déposée il y a huit mois. La commission régionale vaudruzienne des transports va statuer sur un tel projet, et nous désirons associer les communes concernées à la réflexion.»

Pourtant, le dossier risque d'être très complexe, car les cantons de Berne et de Neuchâtel ne pratiquent pas les mêmes systèmes de couverture des coûts. «Le simple fait que nos voisins imériens s'intéressent à ce sujet est déjà très encourageant pour nous», a conclu Pascal Vuilleumier. / PHC

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