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Presse et école, amour ou haine?

A qui profitent les polémiques sur l'école? Aux médias qui les relaient? Journalistes et inspecteurs scolaires échangent sur le sujet à La Chaux-de-Fonds. Vif mais constructif «Aqui profitent les polémiques autour de l'école sans cesse relancées par les médias?» La question avait un petit côté provocateur. Elle a en tout cas déclenché un vif débat vendredi à La Chaux-de-Fonds, au second jour des assises annuelles de l'Association des inspecteurs et directeurs des écoles primaires de la Suisse romande et du Tessin (Aidep). Cet échange entre la soixantaine de participants et quatre représentants de la presse romande a «touché la corde sensible», de l'aveu même du président de l'association, le Valaisan Denis Métrailler.

02 oct. 2006, 12:00

Presse et école se comprendraient donc si mal? Se méfieraient-elles tant l'une de l'autre? Animateur de la table ronde, Christian Georges (chargé de mission «médias et techniques d'information» à la Conférence intercantonale de l'instruction publique) constate à tout le moins une «hypervigilance» des médias vis-à-vis du monde scolaire. Parle-t-on pour autant trop de l'école? Non, répondent en choeur les journalistes, qui considèrent comme fondamental le rôle dévolu à l'institution scolaire.

Sujets complexes

Ils jugent aussi légitime sa remise en question, qui n'est d'ailleurs pas l'apanage de la seule presse. Reste à savoir comment le faire. Un exercice d'autant plus délicat que les sujets sont complexes, qu'ils rentrent souvent difficilement dans le cadre de travail contraignant des journalistes... et que le monde des médias n'est pas uniforme. La réalité d'un quotidien régional n'est pas forcément celle d'un hebdomadaire militant. Ou d'un débat à la TV...

«Condamnés à faire lire»

Et puis, dans le fond, l'école a-t-elle appris à communiquer? Bien que parfois critiques à l'encontre des journalistes, les cadres scolaires présents à La Chaux-de-Fonds admettent volontiers qu'ils doivent apprendre à se rendre plus visibles. L'Aidep elle-même a décidé jeudi de développer une «nouvelle stratégie» en la matière. «Nous sommes peut-être restés dans une position trop frileuse», reconnaît Denis Métrailler.

Ce dernier a par ailleurs émis le voeu que l'échange de vendredi puisse être un point de départ. Preuve qu'un esprit d'ouverture a soufflé sur les Montagnes... Et que de nombreux points communs entre presse et école sont venus se juxtaposer aux divergences. Résumés par cette boutade du président à l'adresse des journalistes: «Nous aussi, nous sommes condamnés à faire lire!» / SDX

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