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Pas saturée, elle lève tout de même le pied

Après son abandon lors de l'épreuve de Madrid, la Chaux-de-Fonnière Magali Di Marco-Messmer a décidé de lever encore plus le pied pour sa dernière saison au haut niveau. La citoyenne de Troistorrents veut consacrer plus de temps à sa famille.

08 juin 2010, 12:01

Magali Di Marco-Messmer n'ira pas au bout de la Série mondiale, qui s'achève à mi-septembre à Budapest. La championne romande a disputé, samedi à Madrid, sa dernière course sur le circuit principal. Elle restera athlète «pro» jusqu'en août puis consacrera davantage de temps à sa famille.

MDMM (38 ans) a choisi un retrait progressif de la compétition de haut niveau. Depuis le début de l'année, elle ne figure plus dans les cadres olympiques. Elle dispute une saison 2010 «à la carte», pour ses adieux à la haute compétition.

«Madrid était censé être ma dernière course sur la distance traditionnelle olympique», relève la médaillée de bronze des JO de Sydney en 2000 et 13e des JO de Pékin en 2008. «Mais j'ai réfléchi et je vais encore participer aux championnats d'Europe en Irlande début juillet.»

Reste qu'elle a disputé dans la capitale espagnole - où elle a abandonné après une chute à vélo - sa dernière course en Série mondiale et qu'elle arrêtera sa carrière professionnelle après les Mondiaux de sprint à Lausanne les 21 et 22 août.

«A un moment donné, il faut mettre fin à ça. Je ne suis pas saturée du sport de haut niveau ni de ce mode de vie, mais j'ai envie d'offrir plus de temps à ma famille», dit la native de La Chaux-de-Fonds, mère d'un garçon de 8 ans.

Entre les déplacements, les recherches de piscines pour s'entraîner, les siestes pour récupérer, le triathlon est «un sport très prenant», explique-t-elle. «Et je suis la seule mère de famille du circuit.»

Aller aux JO de Londres en 2012 juste pour participer ou viser un «top 15» n'intéresse pas celle qui fut aussi médaillée d'argent aux championnats d'Europe 1999 et 2000.

MDMM s'estime tout aussi bonne, même meilleure qu'il y a dix ans, surtout en course à pied où elle a bien gagné une minute sur 10 km. Mais le niveau général du triathlon, encore tout jeune sport en 2000, s'est tellement élevé qu'elle ne tire plus son épingle du jeu, à valeur égale. Plus possible, par exemple, de faire la différence en s'échappant en natation comme autrefois.

Au sein même de l'équipe de Suisse, Magali Di Marco-Messmer doit laisser la vedette à Daniela Ryf et Nicola Spirig, voire bientôt à Melanie Annaheim. Après 16 ans de compétition internationale, elle estime que le temps est venu de tourner une page, comme elle l'avait fait une première fois après Sydney, pour finalement revenir après une pause de trois ans. Elle promet d'informer prochainement sur ses nouveaux projets... /si

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