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Pas de bistrot, sinon...

Marguerite* était interdite d'auberge sur le territoire communal du Locle pour une année, à la suite d'une - et d'une seule - altercation avec un patron de bistrot, a-t-elle dit devant le juge. Sur dénonciation, elle comparaissait devant le Tribunal de police pour être entrée, au moins deux fois, dans un établissement avec débit de boissons alcoolisées.

24 août 2006, 12:00

«Je savais bien que je n'avais pas le droit», a admis la jeune femme. Dans le petit lot de ses antécédents, elle avait déjà été condamnée pour la même infraction. «J'ai eu trois jours ferme et 1000 fr. d'amende parce que j'avais bu un Coca à une terrasse. Je trouve que ce n'est pas juste» a commenté Marguerite.

Le juge suppléant Jean Oesch n'a pas voulu entrer en matière sur la chose déjà jugée. La loi est peut-être dure, mais c'est la loi. Marguerite n'avait qu'à aller boire librement à La Chaux-de-Fonds. «Vous avez déjà fait trois jours pour la même chose, vous avez plusieurs sursis pendants, cela ne semble pas vous faire grand-chose» a-t-il dit.

Pour cette fois, Marguerite a admis être entrée dans un pub, mais «pour chercher une copine». Elle n'aurait rien bu. Plus tôt dans l'année, on l'avait repérée dans une discothèque. Le juge l'a condamnée à cinq jours d'arrêts et 180 fr. d'amende, l'entrée dans un bistrot loclois suffisant à constituer l'infraction.

Avant le jugement, Marguerite a voulu jouer cartes sur table. «Je vous dirais que je suis encore allée boire un café et que j'ai de nouveau été dénoncée.» Après le jugement, elle s'est inquiétée de savoir quand sera levée son actuelle interdiction. Après un savant calcul (la date de la réception du jugement, plus 20 jours de délai de recours), le juge est tombé sur la date du 20 septembre, plutôt que le 13 comme l'avait dit la police. Encore un petit mois... / ron

* Prénom d'emprunt

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