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Non à la hausse d'impôts

La commission financière du Conseil général n'accepte pas les cinq points supplémentaires du coefficient fiscal demandés par le Conseil communal. Chiffres à l'appui, d'autres pistes sont à explorer Les membres de la commission financière ont été mis devant le fait accompli. Presque en même temps que la population, ils ont appris que le Conseil d'Etat avait refusé le budget 2006 de la Ville de La Chaux-de-Fonds et que le Conseil communal demandait une augmentation d'impôt de cinq points (notre édition du 16 février). C'est exactement ce que le peuple avait refusé en septembre dernier. «Cela nous met mal à l'aise», expliquait Sylvia Morel (PRD). «La population ne doit pas avoir l'impression que c'est inéluctable», soulignait Daniel Musy (PS).

19 févr. 2006, 12:00

Après un examen attentif du rapport du Conseil communal - qui sera soumis le 6 mars au Conseil général -, les membres de la commission financière ont eu «un débat constructif» et refusé ledit rapport par 11 voix et deux abstentions. Elle estime que d'autres solutions peuvent être trouvées, expliquait hier Laurent Iff, président de la commission lors d'une conférence de presse réunissant des représentants de tous les partis (le POP étant mandaté par les Verts, absents).

«La situation a changé»

La hausse de cinq points permettrait de combler les 5 millions qui manquent pour que le budget colle aux règles imposées par le Conseil d'Etat. «Depuis l'établissement du budget 2006, la situation a changé», soulignait Laurent Iff. Les comptes 2005 apparaissent meilleurs que prévu et le déficit annoncé de 22 millions se situera plutôt autour de 15 millions. «Le Conseil communal, optimiste les années précédentes, a été plutôt pessimiste pour 2006.»

Pour les commissaires, cette embellie des comptes 2005 doit être analysée plus finement. Selon Jean-Charles Legrix (UDC), les recettes supplémentaires viennent des personnes morales (deux millions), d'impôts arriérés (un million), d'économies sur les écoles primaire et secondaire (un million). Tous ces chiffres doivent être pris en compte dans l'élaboration du budget 2006.

D'autres pistes sont suggérées, telles qu'un nouveau calcul de la masse salariale communale tenant compte des départs ou démissions et un réajustement des charges imputées par l'Etat, qui seraient moins élevées que prévu. Un autre point sauverait la mise à lui seul: la vente des actions du Groupe E (anciennement: EEF.Ensa) pourrait rapporter 6,6 millions. L'Etat était intéressé mais, «s'il n'en veut pas, il faut rechercher en urgence d'autres acquéreurs». Trouver une solution satisfaisante éviterait «de se perdre dans un combat de référendum», indiquait Théo Bregnard (POP). Vraisemblablement, le Conseil général refusera la hausse d'impôt le 6 mars. Et, le 15 mars, un budget satisfaisant devra être sur la table du Conseil d'Etat... / IBR

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