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NetJets veut séduire de riches passagers dans le canton

Compagnie d'aviation d'affaires, NetJets cartonne en Suisse avec 22% de vols en plus l'an dernier. Sans pour autant venir poser ses jets aux Eplatures, la compagnie va désormais venir démarcher auprès des entreprises du canton ces prochains mois. De passage à La Chaux-de-Fonds mercredi pour l'inauguration du musée Tag Heuer, le pilote de F1 Lewis Hamilton n'a pas fait le déplacement en jet privé via l'aéroport des Eplatures. Mais avec ou sans star, la région neuchâteloise a un potentiel dans l'aviation d'affaires: NetJets, qui vient d'annoncer une progression de 22% de ses vols en Suisse l'an dernier, en est persuadé.

02 févr. 2008, 12:00

Desservant dix aéroports du pays, dont Genève et Payerne, mais aucun dans le canton, l'opérateur de jets compte quelques voyageurs neuchâtelois, qui «partent le plus souvent de Genève, alors que quelques-uns optent pour Belp. Ils peuvent ensuite utiliser nos services pour passer d'un pays européen à l'autre», indique Jean-René Saillard, directeur général pour la Suisse. Son objectif est de séduire cette année davantage de clients neuchâtelois. Un commercial va d'ailleurs démarcher les grandes entreprises du canton ces prochains mois.

Car l'opérateur a le vent en poupe, notamment en Suisse romande, où le nombre de clients a augmenté de 33% en 2007, pour atteindre un total de 105. Et il compte bien remettre ça cette année. Avec la mise en service de 39 nouveaux appareils, NetJets table sur une hausse des vols de 20% et de 30% de la clientèle. A l'inverse des autres marchés européens, deux tiers des clients sont des privés et un tiers des entreprises. Pour l'opérateur, cette dernière catégorie représente un potentiel de développement très intéressant.

Atterrir aux Eplatures? Dans l'immédiat, NetJets ne prévoit pas de s'étendre à d'autres tarmacs du pays. «Nous avons des exigences élevées quant à la taille, l'équipement, les conditions géographiques et la sécurité des aéroports que nous desservons. Nous n'atterrissons par exemple pas à l'aéroport de Saint-Tropez. Si l'un de nos clients veut se rendre là-bas, nous lui proposons un vol jusqu'à Toulon, d'où un chauffeur le conduira à sa destination», explique Jean-René Saillard.

En attendant, les vols taxi opérés depuis plusieurs années par l'aéroport des Eplatures vers les pays d'Europe ont atteint leur rythme de croisière avec 1300 mouvements par an, dont 400 sont dus à des avions à réaction. «Cela représente entre cinq et six mille passagers par an», indique le directeur Simon Loichat, d'autant plus satisfait par l'essor du tarmac chaux-de-fonnier que les avions qui s'y posent sont toujours plus costauds: leur poids est passé de 6-7 tonnes en 2002 à dix actuellement, et d'ici quelques mois, ils atteindront les quinze tonnes... Reste que le dernier cri aux Eplatures, c'est l'hélicoptère: depuis quatre ans, les taxis à rotors sont toujours plus nombreux à se poser à La Chaux-de-Fonds. / BRE

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