Libéral ou radical, depuis hier, les deux couleurs se mélangent

Quasi unanimité chez les radicaux à Rochefort, très nette et très confortable majorité du côté libéral à Neuchâtel: les deux partis de centre-droit ne feront désormais plus qu'un. Prochaine étape, le 26 juin. C'est la fin d'un particularisme neuchâtelois: les assemblées - à huis-clos - des deux partis historiques de la droite du canton ont accepté hier de fusionner. Réunis à Rochefort, les membres du Parti radical-démocratique ont approuvé le mariage par 149 voix sans opposition et trois petites abstentions. A Neuchâtel, le Parti libéral-PPN en a fait de même, après une discussion nourrie, par 212 oui contre 34 non.

11 avr. 2008, 12:00

Le feu vert à une «nouvelle droite ouverte, humaniste, moderne et progressiste» semblait acquis. Dans la foulée de leur succès aux dernières élections fédérales - reprise de deux sièges à la gauche - et renforcée par le travail en commun entrepris à de multiples niveaux (groupe parlementaire unique à Berne comme au Grand Conseil), les comités des deux formations avaient déjà bien préparé le terrain en vue de l'échéance d'hier.

L'incertitude reposait donc sur la proportion des opposants. De fait, elle est presque insignifiante. Même débarrassés du regard (jugé) gênant de la presse, ceux qui, dans le camp libéral, craignaient une perte d'identité et un déplacement au centre n'ont pas fait le poids face aux ténors. La perspective des cantonales de 2009, associée à l'ambition déjà déclarée de reprendre la majorité à la gauche rose-verte, a transformé le verdict en un véritable plébiscite.

De fait, la droite bourgeoise neuchâteloise a reconnu qu'il n'y avait plus de place pour deux partis si proches et si cousins. Elle rejoint celle de la majorité des cantons suisses. Désormais, seuls Genève, Vaud et Bâle-ville disposent (encore) de deux partis distincts. Pour combien de temps? / SDX