Les Verts militent en faveur d'un éclairage public novateur

Les Verts proposent d'éclairer les autorités en matière d'éclairage public. Déposée lors du dernier Conseil général de La Chaux-de-Fonds, une motion invite la ville à devenir «une cité pionnière en matière d'éclairage public respectueux de l'environnement». Des lampes de poche aux phares de voiture, les ampoules DEL - diodes électroluminescentes (en anglais LED pour Light Emitting Diode) - commencent à entrer dans les m?urs. «Basées sur une technologie de pointe, elles ont l'avantage de produire une grande quantité de lumière à partir d'une faible quantité d'énergie (...). Les économies peuvent atteindre 40 à 70%, sans que le confort visuel soit modifié», peut-on lire dans la motion signée par Fabien Fivaz, président des Verts à La Chaux-de-Fonds.

30 mars 2008, 12:00

Alors qu'elles consomment environ six fois moins d'énergie que les lampes à incandescence, leur durée de vie est jusqu'à 50 fois plus élevée. Autre avantage, leur qualité écologique: les diodes ne contiennent ni plomb ni mercure, comme c'est encore le cas dans certaines ampoules traditionnelles.

En Suisse, l'éclairage public absorbe à peu près 1,5% de l'électricité totale consommée. Avec un éclairage plus efficace, on pourrait en économiser la moitié. Selon une étude du WWF Suisse, les communes et les cantons pourraient économiser quelque 60 000 tonnes de CO2 avec un éclairage public plus performant.

«Actuellement, le coût de l'éclairage public atteint environ 1,5 million à La Chaux-de-Fonds. En imaginant une diminution drastique de la consommation et une augmentation conséquente de la durée de vie des équipements, la Ville pourrait à la fois être pionnière dans ce domaine et fortement diminuer sa facture d'électricité, tout en ménageant l'environnement», poursuivent les Verts.

Directrice de Viteos, propriétaire du réseau, Josette Frésard confirme que la question est à l'étude et que le Conseil communal se prononcera prochainement devant le législatif.

«Il s'agit d'une nouvelle technologie, cela nécessite un examen approfondi. On doit calculer les impacts financiers, il faut aussi voir si c'est fiable. Aujourd'hui, aucune ville en Suisse n'est encore équipée», précise Josette Frésard. Au chapitre des inconvénients, la conseillère communale explique que «la lumière n'est pas la même... Il faut voir si cela répond aux exigences de l'Office fédéral des routes (Ofrou). On doit avoir une certaine qualité lumineuse dans les rues pour des questions de sécurité», précise-t-elle encore.

Le gros hic se trouve du côté du portefeuille. Si ce nouveau type d'éclairage promet de belles économies à terme, il implique néanmoins des investissements. En effet, il n'est pas toujours possible de remplacer directement une vieille ampoule au mercure par une ampoule DEL. Il faut parfois remplacer toute la tête, voire l'intégralité de l'installation.

«Viteos est propriétaire du réseau électrique. On a toujours dit que l'on travaillerait en collaboration avec l'urbanisme de la ville. Mais c'est la commune qui assume les conséquences financières», précise encore Josette Frésard. «En Suisse, ce n'est pas encore fait.» L'occasion peut-être, pour La Chaux-de-Fonds, de s'illustrer en devenant pionnière dans ce domaine. /SYB