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Les bonnes nouvelles de Chine de grand-père Marc

Marc Muster, le Chaux-de-Fonnier qui a récolté de l'argent pendant des années dans la région, pour aider à construire des écoles en Chine, vit maintenant depuis quatre ans et demi à Kunming, capitale provinciale du Yunnan (dix fois la Suisse...). Comme une ou deux fois l'an, il nous donne des nouvelles, et elles sont bonnes.

04 sept. 2007, 12:00

«Le jeudi 9 août, je suis allé jusqu'à Wuding, qu'on atteint maintenant par la route en moins de deux heures, pour rencontrer mon ami le directeur des écoles de la région et m'enquérir des besoins en matériel scolaire des trois écoles que j'ai régulièrement parrainées près de Shilata dans la montagne (...)», commence-t-il. Bonne surprise: à cette occasion, il apprend que, dans les zones rurales pauvres, l'école, y compris le matériel, sera gratuite à la rentrée de septembre. «C'est un progrès social considérable qui concerne des millions d'enfants.» Les villes suivront.

Marc Muster écrit avoir aussitôt repensé à ses actions à La Chaux-de-Fonds, qui ont permis l'ouverture de huit écoles. Il pense surtout «au soutien et à la solidarité des élèves, institutrices, instituteurs, des autorités communales et cantonales, du Kiwanis (...). Je peux dire à tous, donateurs, acheteurs, que ces écoles existent et accueillent désormais des élèves libres de contraintes financières. Merci du fond du c?ur à tous.»

Grand-père Marc, comme on l'appelle affectueusement là où il a laissé sa patte solidaire, témoigne dans la même lettre du développement constant de la Chine, qu'il observe de Kunming. Sa ville d'adoption sera par exemple passée de 500 000 habitants il y a 20 ans à quatre millions en 2010. Cette ville dite «de l'éternel printemps», à 1890 m d'altitude, «jamais trop chaude ni trop froide», est «toujours plus belle», juge le Chaux-de-Fonnier, exilé volontaire. Mais ce développement fulgurant a son revers: l'inflation, avec l'augmentation du prix des produits alimentaires, une surchauffe difficile à maîtriser. Chine passionnante... «J'y suis heureux», conclut notre homme, malgré le brin de nostalgie qu'il exprime... /ron

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