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Les avocats plaident pour leur propre cause

Les avocats neuchâtelois veulent redorer leur image au sein de la population. Ils distribuent ces jours dans le canton une brochure illustrée par le duo d'humoristes Plonk & Replonk. «Nous voulons apporter un autre regard sur le métier d'avocat et adoucir notre image: les gens ont souvent peur de franchir la porte d'une étude». Avocate à Boudry et membre du conseil de l'Ordre des avocats neuchâtelois (OAN), Nathalie Ray en est bien consciente: sa profession souffre un peu d'une image conservatrice et pas franchement attrayante. C'est pour y remédier qu'une brochure vient d'être tirée à 10 000 exemplaires.

11 avr. 2007, 12:00

«Elle sera disponible dans les postes de gendarmerie, les administrations communales, chez les médecins ou dans les centres Lavi notamment», ajoute Nathalie Ray. «On vient nous voir de plus en plus tard. Lorsqu'ils sont confrontés à une affaire, même pénale, même lourde, les gens font parfois une bonne partie de l'instruction seuls, et soudain s'aperçoivent qu'ils ont besoin d'un avocat une fois l'audience fixée. C'est dommage.»

L'avocate boudrysanne, qui est également seconde vice-bâtonnier du conseil de l'OAN, sait bien que la raison principale de cette retenue est d'ordre financier. «Mais c'est parfois une fausse idée: c'est vrai que les recommandations de l'ordre prévoient un montant de 265 francs par heure. Mais ce tarif doit être pondéré en fonction de la situation personnelle du client, c'est-à-dire parfois à la baisse.»

Et toutes les affaires ne nécessitent pas des heures et des heures de travail. «Les affaires relevant du droit du travail, de droit du bail ou de la famille, sont des classiques pour les avocats, elles ne réclament pas des recherches interminables.»

D'où l'idée d'une brochure grand public, qui rappelle aussi que l'OAN tient une permanence, le mercredi après-midi à Neuchâtel et le jeudi à La Chaux-de-Fonds, qui permet de rencontrer un avocat durant quinze minutes pour un tarif modique. «Ces permanences sont très courues, nous devons régulièrement refuser du monde», constate Nathalie Ray.

L'avocate tient aussi à mettre en garde la population contre le démarchage «parfois assez agressif» de certains avocats non inscrits au barreau, et donc non tenus à l'interdiction de faire de la publicité. «Il arrive que des clients, leur ayant confié un mandat, se retrouvent soudain seuls au tribunal parce que leur avocat n'a pas le droit de plaider». Les avocats de l'OAN (l'ordre compte 111 membres actifs) sont soumis à des règles strictes de déontologie, «et cette brochure a aussi pour but de revaloriser ces atouts.»

Plonk et Replonk s'en sont donc donné à c?ur joie, qu'il s'agisse d'illustrer un divorce compliqué ou une querelle de voisinage. Histoire, aussi, de dédramatiser. /FRK

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