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Leonor en un son uni

24 mars 2009, 10:01

Invité des Heures de musique, dimanche, Salle Faller à La Chaux-de-Fonds, le quatuor Leonor a ouvert le concert par une pièce du compositeur espagnol Juan Crisostomo Arriaga. Fait bien naturel pour un ensemble basé à Madrid désireux de faire connaître une ½uvre importante et peu connue du répertoire. La vigueur des archets de Delphine Caserta, Enrique Rivas, violons, Jaime Huertas, alto, Alvaro Huertas, violoncelle, la sonorité de l'ensemble, ont présagé du meilleur pour la suite du programme.

Entre la puissance d'Arriaga et l'expression de Bartok, les Leonor ont habilement placé le quatuor de Mozart KV 465 dit «Les dissonances». On apprécie la maturité des musiciens, capables de passer de styles aussi différents avec aisance. On s'abandonne au plaisir du chant de Mozart, à l'esprit fin, intimiste, de l'andante, puis à l'allegro qui animera le propos. On est séduit par la couleur sonore, homogène de l'ensemble, sans suprématie de l'un ou l'autre instrument.

Les musiciens investiront ensuite le 6e Quatuor de Bartok. Une habile maîtrise des jeux sonores et de la dynamique donne à cette écriture introvertie tout son contrepoint expressif. On ressent dans la «marcia» la forte influence de Stravinsky, contemporain de Bartok Puis l'enthousiasme, la nostalgie, les rythmes de danses traditionnelles, la nature pathétique de l'écriture seront rendues par la profondeur des sonorités. Le thème principal, d'un dramatisme déchirant, lancé une dernière fois par le violoncelle tout à la fin de l'½uvre, est l'émouvante et suprême interrogation, restée sans réponse, de Bartok. Rappelés, les Leonor ont joué encore un mouvement du 4e Quatuor de Bartok.

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