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Le petit îlot dans la prairie

Construit pour pallier la pénurie de logements de l'Après-Guerre, le lotissement de la Place-d'Armes devait durer dix ans. Du provisoire qui dure... et qui suscite toujours autant d'intérêts. Rencontres Il attire toujours autant de convoitise, ce petit coin de prairie niché entre la rue de la Place-d'Armes et celle du Général-Dufour. A deux pas du centre scolaire de Bellevue, protégées par une haie, les petites baraques de bois et leurs jardinets fleuris créent une atmosphère bucolique qui fait rêver bien des locataires. «Il y a toujours des demandes», confirme Jean-Michel Ischer, responsable de la gérance communale de La Chaux-de-Fonds. «Les gens peuvent y jardiner, laisser gambader leurs animaux de compagnie... Cet endroit est très apprécié.»

03 oct. 2006, 12:00
Il pleut à l'intérieur

Erigé en 1947 pour faire face à la pénurie de logements, le lotissement de la Place-d'Armes comptait alors dix maisons jumelles et une buanderie de pierre. Un ensemble d'habitations provisoires, prévu pour dix ans. Du provisoire qui dure...

Trente ans plus tard, il pleuvait dans toutes les maisons et, à la fin des années 1980, les bulldozers entreprirent de raser trois des bâtiments. Panique parmi les locataires! «La commune avait envisagé de récupérer cette parcelle, classée zone d'intérêt public et sportif, afin d'agrandir le collège Bellevue.» Au grand soulagement des locataires, le projet n'a jamais abouti et sept maisons subsistent encore dans le petit îlot. «Nous nous sommes rendu compte qu'il s'y trouve deux catégories de locataires. De très anciens, qui vivent là depuis plus de 50 ans. Et des personnes plus jeunes, parfois un peu marginales qui s'y plaisent plus que dans un locatif», constate Jean-Michel Ischer.

Aujourd'hui, il pleut toujours dans une maison sur deux. Trois toits ont été refaits en 2005. Les autres devront patienter. «Il paraît que la commune n'a plus d'argent...», hausse les épaules un des locataires. La majorité d'entre eux sont d'alertes octogénaires, bien décidés à «ne pas déménager à notre âge!» / SYB

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