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Le parc scientifique Neode joue la carte des technologies médicales

Neode a trouvé un nouveau chemin, celui des technologies médicales et des sciences de la vie: un gros projet devrait voir le jour prochainement et spécialiser encore davantage l'activité du parc scientifique et technologique neuchâtelois. Après trois ans d'activité, le bilan est réjouissant: 20 sociétés s'y sont installées. Elles emploient près de 70 personnes. «C'est une anomalie: aucune de nos start-up n'a disparu jusqu'ici. Mais ça va venir, je m'y attends...»

07 mai 2007, 12:00

Directeur de Neode, le parc scientifique et technologique neuchâtelois, Claude Amiguet a bouclé fin 2006 une nouvelle année très réjouissante. Même si le besoin de nouveaux locaux est aujourd'hui pressant, tout comme celui d'équiper de nouvelles salles propres. L'année 2007 devrait permettre de débloquer plusieurs gros dossiers et de lancer un projet dans les technologies médicales et les sciences de la vie.

«Nous devons davantage nous spécialiser à l'avenir», insiste Claude Amiguet. «C'est un moyen d'attirer des sociétés qui viennent de plus loin que notre région. Si des groupes médicaux ou pharmaceutiques américains ou indiens s'installent dans le canton de Neuchâtel, c'est que nous avons des compétences uniques. Neode doit attirer ces projets dans ce domaine.»

Une ou deux sociétés ont d'ailleurs déjà choisi de s'installer dans le parc scientifique pour être à proximité de ses instituts de recherche. Comme le groupe Staubli, qui a dépêché deux ingénieurs de son département robotique à La Chaux-de-Fonds. Ou Trod Medical, société basée à Besançon, attirée également par la qualité de la recherche neuchâteloise.

Pour développer ce projet medtech, Claude Amiguet doit trouver des fonds. Il espère intéresser le Seco, qui a mis un terme à son subside de 300 000 francs par an, comme prévu lors de la construction du parc technologique.

Autre souci: offrir davantage de surfaces pour les entreprises. «A La Chaux-de-Fonds, il nous reste deux bureaux de 40 mètres carrés, et toutes les salles propres sont utilisées», relève Claude Amiguet. «Et comme il faut bien compter 18 mois pour une nouvelle construction, j'espère que nous réussirons rapidement à trouver une solution, par exemple un partenariat public-privé.»

Dans le Bas, les bâtiments du CSEM, où Neode est installé, permettent encore d'accueillir quelques entreprises. Elles sont 14, aujourd'hui, à avoir pris leurs quartiers à Neuchâtel, contre six aux Eplatures (une grande partie du bâtiment de La Chaux-de-Fonds est occupée par des instituts de la Haute Ecole Arc).

Pour 2007, le directeur de Neode s'attend à l'arrivée de cinq nouvelles entreprises. «Nous devrions atteindre un effectif de 25 sociétés, mais il me semble que la bonne conjoncture n'incite pas forcément les entrepreneurs potentiels à créer leur société.»

Enfin, côté financement, Claude Amiguet aimerait qu'un nouvel instrument se mette en place. Une sorte de Finergence II, qui assurerait un apport plus conséquent que Finergence. «Quelques entreprises, une ou deux par an, auraient besoin de montants de 500 000 à un million de francs. Si Claros avait bénéficié d'un tel instrument, peut-être que le développement de la société se serait fait autrement».

La jeune pousse, qui a conçu un test sanguin portatif révolutionnaire, prend en effet gentiment le chemin des Etats-Unis, où elle a levé une dizaine de millions. Mais comment lui en vouloir? /FRK

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