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Le médecin cantonal, un lien entre le public et les pros de la santé

Médecin cantonal, un métier de touche à tout. De l'exhumation au droit des patients, en passant par la stérilisation et le secret médical, une profession plus que variée. En fonction depuis le 1er octobre, le Neuchâtelois Claude-François Robert en témoigne. Dis, ça fait quoi, un médecin cantonal? A cette question naïve et judicieuse à la fois, on répondra: «De tout, vraiment de tout». Il peut aussi bien délivrer des autorisations pour des autopsies, être présent lors d'exhumation, comme se pencher sur la levée du secret médicale ou contrôler l'état sanitaire des lieux de détention. Autant de tâches qui incombent à Claude-François Robert, médecin cantonal neuchâtelois depuis le 1er octobre au sein du Service de la santé publique.

26 nov. 2007, 12:00

Les quatre grands volets de cette fonction sont, en substance, surveillance, respect du droit des patients, lutte contre les maladies transmissibles, ainsi que promotion et prévention de la santé.

Dans le cadre de sa fonction, Claude-François Robert est amené à contrôler les professions de la santé. «Si un médecin veut par exemple s'installer à Neuchâtel, il doit déposer son dossier auprès du Service de la santé publique», explique le médecin cantonal. «Nous vérifions ses titres et si sa demande répond à la clause du besoin. Il s'agit d'une disposition fédérale, qui donne la compétence aux cantons de limiter le nombre de praticiens en charge de l'assurance-maladie.» Comprenez qu'une demande d'installation au Val-de-Travers tiendrait de la nécessité, alors qu'un ixième médecin généraliste en ville de Neuchâtel ne répond pas à un besoin. Le médecin cantonal peut donc mettre un frein à cette prolifération citadine.

Claude-François Robert surveille également les établissements psychiatriques, à raison de quatre visites par an dans les hôpitaux de Perreux et Préfargier, dont deux ne sont pas annoncées. Une personne se jugeant internée contre sa volonté et sans troubles psychiques devra alors se tourner vers le médecin cantonal pour exiger sa sortie. «Je suis un intermédiaire entre le public et les professionnels de la santé», résume-t-il.

Le droit des patients est aussi du ressort de Claude-François Robert. Un malade s'estimant floué par son médecin peut en avertir le Service de la santé publique. En cas de justes motifs de plainte, des sanctions à l'encontre du praticien sont prises. Le secret médical peut aussi être levé sans l'autorisation du patient, si cela se révèle nécessaire.

Mais les fonctions d'un médecin cantonal sont parfois plus surprenantes. La stérilisation et la castration chimique sont par exemple de son ressort. «Pour celles et ceux qui sont sous tutelle et ont une capacité de discernement réduite», précise Claude-François Robert.

Un dossier particulier sur le feu? «Je travaille actuellement avec le directeur du Service pénitentiaire neuchâtelois, Benjamin Brägger, pour la réorganisation des conditions sanitaires des prisons du canton», explique ce natif de La Chaux-de-Fonds. «Ce dossier, je vais y mettre beaucoup de force durant les six prochains mois.» /CBX

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