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Le grand retour

29 oct. 2007, 12:00

«Il était une fois...», semblaient dire avec tendresse les premières notes de la sonate de Guillaume Lekeu, ?uvre d'un pur poète, que Carole Haering, violon et Simon Peguiron, piano, entreprenaient de révéler à un public conquis, vendredi soir dans le grand salon de la Maison blanche. Là, précisément où Madame Jeanneret-Perret, professeur de piano - mère du futur Le Corbusier - jouait autrefois avec son fils Albert, violoniste.

Bien que la sonate de Lekeu et celle de César Franck au programme, aient peu de points communs, leurs architectures ont toutes deux besoin d'être portées par une imagination particulière de la part des interprètes. Dans ce salon où les murs recèlent tant de souvenirs, Carole Haering, violon et Simon Peguiron, piano, ont su capter ces ondes porteuses.

La richesse des couleurs sonores, la justesse découlant d'une haute maîtrise instrumentale, rien ne manque à Carole Haering ni à Simon Peguiron déjà connu pour l'intérêt qu'il porte à l'instrument qui a appartenu à Madame Jeanneret-Gris.

La sonate de Lekeu, compositeur disparu à l'âge de 24 ans, est rarement jouée, raison pour laquelle les interprètes ont peu de références. Ils ont travaillé l'?uvre pour la circonstance, ils ont su la mener vers un bel équilibre entre passion et contemplation.

Dans la sonate de Franck, celle-ci très connue, l'enchantement est total. L'écriture est habilement éclairée et l'on ressent toujours cette perfection instrumentale sécurisante, cette musicalité, tant chez la violoniste que chez le pianiste.

Rapatrié à La Chaux-de-Fonds grâce à la ténacité des membres de l'Association Maison blanche, le piano de Madame Jeanneret-Perret impressionne au c?ur du salon. Déjà il suscite d'autres concerts, et beaucoup de projets. A suivre. /ddc

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