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Le FCC dans l'impasse

Le FCC pourrait ne pas terminer le championnat. Solidaires d'Alexandre Barroso, les joueurs refusent de s'entraîner sous les ordres de Vittorio Bevilacqua, qui avait agressé le défenseur jeudi. Le club confirme l'entraîneur à son poste et congédie le directeur sportif Pierre-André Lagger. Le FCC va-t-il jouer samedi à Bâle face à Concordia? A l'heure actuelle, rien n'est moins sûr. Le bras de fer entre les dirigeants (italiens) du club et les joueurs au sujet de Vittorio Bevilacqua continue et ne semble pas près de se terminer. Une journée de discussion, d'abord au siège du club (entre quelques joueurs, les dirigeants mais sans l'entraîneur), puis entre l'équipe et Vittorio Bevilacqua à Cornaux, au terme de laquelle les footballeurs sont rentrés chez eux sans se changer, n'a pas fait évoluer la situation.

12 mars 2008, 12:00

Les deux parties campent sur leur position. Les joueurs estiment que l'agression de jeudi de l'entraîneur sur Alexandre Barroso a définitivement rompu le lien de confiance. Ils sont solidaires du défenseur qui ne veut plus s'entraîner sous les ordres du Tessinois. De son côté, le président Antonio Tacconi - qui sera physiquement à La Chaux-de-Fonds la semaine prochaine - par l'intermédiaire de son directeur général Raffaele Ricci a confirmé qu'il ne veut pas se séparer de son entraîneur. Il a en revanche annoncé que Pierre-André Lagger ne serait plus directeur sportif pour «ne pas avoir été capable de rapprocher les parties».

«Vittorio Bevilacqua a commis une erreur, c'est vrai», reconnaît Raffaele Ricci. «Il s'en est d'ailleurs publiquement excusé, tant envers l'équipe que le joueur concerné et également le grand public par l'intermédiaire des journaux et même du site officiel de la Swiss Football League. Cependant il a obtenu d'excellents résultats à la tête de cette équipe et nous lui renouvelons notre totale confiance.»

Le hic? Les joueurs n'en veulent plus. «Je crois en l'intelligence de l'être humain. Je pense que les joueurs vont quand même finir par donner une deuxième chance à l'entraîneur.» Encore en place au moment de la conférence de presse, Pierre-André Lagger n'était pas de cet avis. «Cela fait bientôt quatre jours que l'on discute et il y a une véritable unité au sein de l'équipe. Je suis certain que les joueurs ne feront pas machine arrière. Ils seraient prêts à s'entraîner avec l'assistant de M. Bevilacqua, Vincent Delisle, mais ils ne rejoueront jamais avec le Tessinois. Je ne vois qu'une solution: se séparer de l'entraîneur. On n'aurait aucun problème à lui trouver un remplaçant.»

Au bout du compte, c'est de Pierre-André Lagger que le club a décidé, en début de soirée, de se séparer. Ce qui ne devrait pas arranger les choses, bien au contraire. Le conflit se radicalise donc d'heure en heure, ni les joueurs ni le club n'ayant l'intention de faire machine arrière. De son côté Vittorio Bevilacqua affirme «ne plus vouloir commenter cette affaire. Je ne parle que des aspects sportifs (réd: lesquels?). Une chose est certaine, je n'ai aucune intention de démissionner.»

Dans ces circonstances, il y a fort à parier que lors des deux entraînements prévus aujourd'hui à la Charrière (celui de l'après-midi remplaçant un match amical annulé à Colombier face à l'équipe de Pascal Bassi), les joueurs ne chausseront toujours pas les crampons. Pire, un forfait samedi à Bâle, voire un retrait de l'équipe du championnat ne sont plus de l'ordre de la science-fiction. / ESA

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