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Le Constable part, pas ses ombres

Les faits qui questionnent la bonne foi des acquéreurs.

10 nov. 2017, 02:05
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Laurent Wolf, la conciliation validée par le Conseil général octroie la reconnaissance de la bonne foi des époux Junod et de la Ville en échange de la restitution du tableau. Selon vous, savaient-ils à l’époque, ou auraient-ils dû savoir?

Pour aborder un sujet aussi délicat, il faut se méfier des anachronismes et être scrupuleux en ce qui concerne la chronologie. Il faut donc distinguer la période pendant laquelle les époux Junod ont acquis les œuvres les plus importantes de leur collection, c’est-à-dire les dernières années de la guerre et jusqu’en 1946 il me semble, et le moment du legs concédé à la Ville.

Avant la capitulation allemande, la réalité des camps d’extermination n’était pas connue dans toute son horreur comme elle l’est aujourd’hui. En revanche, la réalité des exactions nazies à l’égard des juifs l’était, surtout parmi les amateurs d’art, notamment la confiscation de certaines collections privées. Dès le milieu...

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