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"La vision de l'hôpital qui sauve 24 heures sur 24 me semble dépassée"

Ancien médecin-chef du site de la Chrysalide (soins palliatifs) de l'Hôpital neuchâtelois, à La Chaux-de-Fonds, le docteur Grégoire Gremaud prend position. Il se dit favorable à une double centralisation.

02 févr. 2015, 18:40
Le docteur Gregoire Gremaud dans son bureau de l'institution Mon Repos, à La Neuveville.

Dans un courrier adressé à notre rédaction, Grégoire Gremaud, médecin-chef de la Chrysalide (soins palliatifs) de 1998 à 2013, écrit ceci: «Je partage l’avis de mon confrère, le Dr Blaise Courvoisier, sur la nécessité de n’avoir qu’un hôpital public de soins aigus, des cliniques privées avec des missions claires et un hôpital public de réadaptation et de gériatrie.»

A l’heure où tant l’Hôpital neuchâtelois que le Conseil d’Etat considèrent que le nombre de Centres de traitement et de réadaptation (CTR) doit être réduit, ce spécialiste en gériatrie et en soins palliatifs a répondu aux questions de L'Express/L'Impartial.

Grégoire Gremaud, pourquoi avez-vous décidé de prendre position publiquement?

Parce que je suis inquiet de voir que pour une partie de la population, et plus inquiétant encore pour une partie de mes collègues, un hôpital n’a de valeur que s’il possède des lits de chirurgie, un service de médecine interne aiguë et des soins intensifs.

Inquiet pourquoi?

Cette vision me semble dépassée. C’est la vision de «l’hôpital qui sauve 24 heures sur 24», l’hôpital où soit on vit, soit on meurt, ce qui relève du fantasme. Une vision qui, en plus, coûte très cher, sans parler du problème de recrutement des médecins. Un hôpital, c’est d’abord un lieu où on soigne et où on prodigue les soins les plus fréquents. Dans cette optique, les centres de traitement et de réadaptation fournissent des prestations extrêmement importantes – et ils le feront toujours plus avec le vieillissement de la population. Les CTR permettent de retrouver la plus grande qualité de vie possible, de réintégrer la société ou encore de retravailler.

La suite dans nos versions payantes de mardi. 

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