La taxe au sac divise les élus aux Bois

Le Conseil général des Bois traitera le lundi 18 mai de l'instauration de la taxe au sac. Le Conseil communal demande le rejet de la motion d'un élu du PCSI. Il préfère une solution globale au niveau des Franches-Montagnes, un district qui est à la traîne dans le domaine des traitements des ordures ménagères.
02 mai 2009, 04:15

Après le canton, la commune. Député au Parlement jurassien, Daniel Hubleur avait milité pour l'instauration de la taxe au sac au plan cantonal, un principe largement répandu en Ajoie et dans la Vallée. Des 13 communes des Franches-Montagnes, seules Les Genevez et Lajoux l'ont adopté.

«Il faut aussi dire que nous y avons été quasi contraints», explique Stéphane Rohn, le maire des Genevez. En effet, les ordures ménagères de ces deux villages sont incinérées chez Celtor, à Tavannes, qui a formulé des exigences très strictes en la matière. Les ordures des 11 autres localités sont elles traitées à La Chaux-de-Fonds, chez Vadec (ex-Cridor). «Les poubelles ont diminué d'un tiers. Les gens ont pris l'habitude de trier leurs ordures. Tout le monde a été gagnant, sauf peut-être les entreprises», ajoute Stéphane Rohn.

Aux Bois, chacun est d'avis que la situation actuelle ne peut plus durer. Les coûts augmentent sans cesse, vu que la facture de Vadec est basée sur le tonnage des déchets livrés. Pour autant, le Conseil communal demande le rejet de la motion de Daniel Hubleur. Pourquoi? «Des groupes de travail planchent actuellement sur une solution globale pour la région. Différents projets sont en route», narre le maire Daniel Kurz. «Le Conseil a sans cesse repoussé le traitement de ma motion», déplore l'élu PCSI. Il est temps de prendre une décision de principe.»

Les débats promettent donc lundi 18 mai. /GST

Un crédit pour la halle?

Les conseillers généraux des Bois devront aussi se prononcer sur un crédit de 145 700 francs destiné à l'acquisition d'un terrain de 2350 mètres carrés sis à côté de l'actuelle halle de gymnastique, ainsi que son financement (voie d'emprunt). Madame Béatrice Bilat et ses trois enfants sont d'accord de vendre ce terrain 55 francs le mètre carré (129 250 francs), tout en souhaitant être exonérés de l'impôt pour le gain de fortune (12 220 francs). Avec les frais de notaire, le compte est bon. Le Conseil communal note que ce terrain, situé en zone d'utilité publique, «ne peut donc servir qu'à des projets publics (...) Les conduites principales de viabilité sont aux abords du terrain, ce qui est intéressant au niveau des frais d'installation lors de la viabilisation pour un aménagement utile. Nous pensons bien évidemment au projet de la nouvelle halle de gymnastique.»

En cas de oui, le projet en question pourra enfin avancer. /gst