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La nouvelle pousse prometteuse de Neode

Dernière-née des jeunes pousses de Neode, parc scientifique neuchâtelois, Thermather développe un appareil destiné à prévenir la chute des cheveux lors de chimiothérapies. Marché potentiel: 800 000 patients. Le point avec son directeur, Richard Voellmy. De tous les effets secondaires découlant d'un traitement par chimiothérapie, la chute des cheveux est psychologiquement très difficile à assumer. Voir ses cheveux tomber par poignées entières, ne plus oser se regarder dans un miroir, camoufler sa tête derrière un fichu, porter une perruque... Autant d'étapes pénibles qui, dans quelques années, feront peut-être partie du passé. La jeune société Thermather Sàrl, qui vient de rejoindre Neode, le parc scientifique et technologique neuchâtelois, est en effet en train de mettre au point un appareil évitant la chute des cheveux lors de chimiothérapies, ceci grâce à un procédé basé sur la propagation de chaleur et breveté sur le plan international.

19 juin 2008, 12:00

«Je l'ai déjà expérimenté avec succès sur des souris et des rats, et l'effet devrait être le même sur l'être humain», explique Richard Voellmy, docteur en biochimie et en microbiologie de l'EPFZ, qui a mis au point son procédé aux Etats-Unis, où il était professeur à l'école de médecine de l'Université de Miami.

La technique est la suivante: avant une chimiothérapie, on introduit dans le follicule des cheveux, par le biais de la chaleur, une protéine qui supprime l'effet toxique des médicaments, et donc prévient la chute. Ce procédé convient notamment dans les traitements du cancer de la vessie, des poumons, du sein, des ovaires ainsi que des leucémies. «Il s'agit d'un traitement cosmétique», précise le patron de Thermather. Mais pas futile pour autant: «Certains malades renoncent à une chimiothérapie par peur de perdre leurs cheveux!»

Un projet CTI est en cours avec la Haute Ecole spécialisée de Fribourg pour la fabrication d'un appareil qui pourra ensuite faire l'objet de tests cliniques au CHUV. «J'espère que nous pourrons le commercialiser en 2011: les procédures sont moins longues pour ce type d'appareil que pour un médicament, par exemple.»

Pourquoi avoir choisi Neode pour y installer Thermather? «D'abord en raison des infrastructures que propose le parc, et pour l'environnement medtech de la région», répond Richard Voellmy, «Mais aussi pour des raisons financières: j'ai obtenu un prêt de Finergence qui devrait me permettre de terminer la première étude clinique». Ensuite, si les tests sont concluants, le biochimiste est confiant: vu l'immensité du marché potentiel - environ 800 000 patients dans le monde par année - il ne devrait pas avoir de peine à trouver des investisseurs pour passer à la vitesse supérieure. Au poil! / FRK

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