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La musique contemporaine suisse est restée sous influence européenne

Le Nouvel Ensemble contemporain et les Heures de musique invitent le Sinfonietta Schaffhausen, à La Chaux-de-Fonds. L'orchestre de chambre se produira demain soir à la salle de musique de L'Heure bleue. Quatre compositeurs suisses sont au programme. «L'identité - Musique suisse du vingtième siècle», tel est le titre du concert qui se tient demain soir à L'Heure bleue. La salle de musique chaux-de-fonnière reçoit le Sinfonietta Schaffhausen et le pianiste Tomas Dratva, dans le cadre de la saison 2006-2007 «Face à face, musique et société».

12 mars 2007, 12:00

L'originalité de ce concert? «Le fait d'écouter de la musique suisse est assez rare, même dans notre pays», explique François Cattin, président des Heures de musique et instigateur de la thématique de cette saison.

L'orchestre de chambre, composé de 25 musiciens et dirigé par Paul K. Haug, proposera en effet quatre compositeurs helvétiques: Paul Juon (5 Stücke für Streichorchester op. 16), Ernest Bloch (Concerto grosso), Jean Binet (Trois pièces pour orchestre à cordes) et Heinrich Sutermeister (Divertimento no 1).

Les quatre artistes ont tous vécu dans la première moitié du XXe siècle. «Une période de recherche, où l'on tente notamment de réactualiser des formes anciennes. C'est par exemple le cas du «Concerto grosso» d'Ernest Bloch», commente François Cattin

Leur musique est influencée par l'esthétisme néoclassique français et le postromantisme allemand. «Ce qui distingue la musique suisse? Elle n'existe pas à part entière. Elle a subi beaucoup d'influences européennes et diverses. Il n'y a donc pas de «typicité» suisse, pas de folklore auquel on s'attendrait. Ce qui nous intéresse, c'est justement de montrer ce manque de spécificité», commente François Cattin, qui tiendra une causerie avant le concert, à 19h45.

«L'esthétisme helvétique, je n'y crois pas. Il s'agit d'une sorte de consensus. Mais c'est une qualité que cette diversité. Nous cherchons à le montrer par ce concert», ajoute-t-il.

Les Heures de musique du Conservatoire neuchâtelois et le Nouvel Ensemble contemporain coproduisent la soirée. Une collaboration inaugurée en octobre 2005 pour «Et si Bach... un opéra», de François Cattin et du librettiste Sandro Marcacci.

Le Sinfonietta, fondé en 2003, est le premier orchestre professionnel de Schaffhouse. Il se compose d'un noyau de 15 cordes, s'adjoignant régulièrement l'aide de vents et d'autres instrumentistes.

Pour l'anecdote, le drapeau suisse, visible sur l'affiche du concert, a suscité quelques interrogations. «Certains ont cru que nous étions d'extrême droite, parce que nous avions choisi cet élément pour notre affiche», sourit François Cattin. / CBX

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