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La carte de l'émotion

Pourquoi ne pas décliner l'amour ou la colère sur sa carte de visite? C'est ce que propose la Chaux-de-Fonnière Christina Kitsos Il n'y a rien de plus banal que l'éternelle carte de visite. Neuf fois sur dix, on se contente d'y inscrire son identité et ses coordonnées. C'est peut-être efficace, mais souvent bien triste... Forts de ce constat, Christina Kitsos, de l'atelier de communication cKc concept, à La Chaux-de-Fonds, Georges Pop, journaliste et scénariste de bande dessinée, ainsi que l'imprimeur vaudois Olivier Campiche lancent aujourd'hui même la «Collection Emotions». Ils entendent ainsi séduire une clientèle qui veut «exprimer le sentiment que lui inspire celle ou celui à qui elle donne sa carte».

30 mai 2006, 12:00
«Il s'agit de faire passer le message de manière subtile. On peut transmettre son irritation avec tact ou humour» Christina Kitsos

Quinze artistes parmi les plus connus ont accepté de jouer le jeu: des peintres (comme Gérald Poussin), des graphistes (Werner Jeker), des dessinateurs de presse (Mix & Remix) et des auteurs de bandes dessinées (Hermann). Ils proviennent de Suisse, de France, de Belgique et du Portugal. Chacun a illustré trois cartes pour trois émotions: l'amour, la joie et la colère.

Parmi eux, le Neuvevillois Mica, Michaël Terraz de son vrai nom. Celui qui vit actuellement entre La Neuveville et Paris se définit d'abord comme dessinateur. Mais il ne se cantonne pas seulement dans les arts graphiques et la BD. Il est aussi créateur de bijoux et a réalisé de nombreux travaux de design horloger.

«J'ai trouvé la démarche rigolote, précise Mica. J'aime les images. J'aime communiquer par l'image.» C'est donc très volontiers qu'il s'est prêté au jeu des trois déclinaisons. «Comme dans tout travail que je réalise, je suis allé jusqu'au stade où je n'aurais pas honte d'utiliser moi-même la carte que j'ai créée.»

Même en colère, son personnage ne fait d'ailleurs pas fuir... «Il s'agit de faire passer le message de manière subtile, explique Christina Kitsos. On peut transmettre son irritation avec tact ou humour.» A l'exception du dessinateur parisien du «New Yorker» Philippe Petit-Roulet, qui s'en est tenu au langage de l'amour, tous les artistes ont respecté la règle des trois émotions. «Quand j'ai vu le résultat global, ça a été une bonne surprise pour moi. C'est très éclectique», commente Mica.

Artistes régionaux

Cette première vague correspond à autant de coups de coeur dans le choix des artistes. «Nous avons essuyé très peu de refus, se réjouit Georges Pop. Un artiste amène l'autre.» La collection d'automne, elle, est déjà en préparation. Christina Kitsos entend y associer un photographe grec et quelques artistes régionaux: les peintres Logovarda, de La Ferrière, Thierry Feuz, du Locle, la graphiste France Giovannoni, de Dombresson, ainsi que l'ancien Chaux-de-Fonnier Hans Anderegg, créateur de timbres.

La collection d'été est en ligne sur le site internet www.emotionscollection.com, dès ce matin à 11h30. Les commandes se font également via internet. A terme, Christina Kitsos entend accompagner chaque carte d'un texte poétique de son cru. «Notre démarche se veut artistique», précise la jeune femme.

Aucune étude de marché n'a été réalisée. Mais les premiers retours sont encourageants: «Ça va de l'ado au chef d'entreprise, en passant par le politicien», se réjouit Georges Pop, qui pense pouvoir vendre quelques centaines de milliers à plusieurs millions de cartes. Voire plus si entente... / BGR-Journal du Jura

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