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L'UDC dit oui à l'apparentement

La droite neuchâteloise part unie à l'assaut du Conseil national. Après les partis libéral et radical, c'est au tour de l'Union démocratique du centre (UDC) de dire oui à un apparentement des listes pour la Chambre du peuple. Avec un objectif clair: reprendre la majorité à la gauche, «surreprésentée à l'heure actuelle». Ce qui signifie, au moins, trois des cinq fauteuils réservés au canton de Neuchâtel dans l'hémicycle.

14 avr. 2007, 12:00

Au vote, la stratégie proposée par les instances dirigeantes de l'UDC a été littéralement plébiscitée: 83 voix contre deux. «Il n'y a pas eu d'opposition fondamentale ou dogmatique. Simplement des craintes ou des incertitudes, que nous avons dissipées», résume le président Yvan Perrin, au terme de l'assemblée de jeudi soir, qui s'est tenue à huis clos.

Les démocrates du centre ont été convaincus que cette alliance était d'abord «utile» et qu'elle ne dispenserait pas le parti de mener sa propre campagne, avec les thèmes qui lui sont chers, comme la sécurité, la rigueur et la prospérité. «On ne peut plus se permettre de perdre des pour-cent, car ça se paie en sièges», lance Yvan Perrin, en rappelant qu'il y a quatre ans, listes libérales, radicales et UDC, ensemble, pesaient 51,7%. Mais l'absence d'apparentement entre les deux premières et la troisième avait privé les libéraux de leur siège. Et la droite de la majorité.

Elu du peuple depuis 2003, Yvan Perrin emmènera la liste de cinq prétendants avalisée jeudi soir. Conseillère générale au chef-lieu, Maria-Angela Guyot sera la seule femme en lice sur ce ticket complété par trois députés cantonaux: Jean-Charles Legrix, Nicolas Gsteiger et Karim-Frédéric Marti. Pour les Etats, on prend une partie des mêmes: Yvan Perrin «himself» et le Chaux-de-Fonnier Jean-Charles Legrix. «Nous reprenons la stratégie de 2003, en concentrant nos forces sur cinq personnes uniquement», admet le président.

Les cinq prétendants vont maintenant s'attaquer aux thèmes de campagne élaborés par le parti suisse et à la manière de les développer auprès de leur électorat. Qui, il y a quatre ans, représentait pas moins de 22,5% des suffrages. / sdx

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