L'humour ne tient pas la longueur

02 août 2015, 19:21

D'une série américaine d'une centaine de numéros de 45 minutes au milieu des années 1980, Joe Carnahan, producteur, scénariste, monteur et réalisateur, tire un plutôt long film de 121 minutes. Il y est question d'un événement survenu en Irak, le vol d'une machine à planches à billets qui risque de tomber dans des mains privées. Quatre anciens combattants d'une même unité formant l'«Agence tous risques» se retrouvent dans des prisons différentes tout en étant innocents. Lynch et ses méchants sont poursuivis par l'armée et la CIA. Les membres de l'agence s'évadent de prison et s'efforcent de se faire innocenter.

Cela commence en force, musique tonitruante, montage court pour des échanges de coups de feu et des combats rapprochés. Plusieurs séquences se transforment en violentes et élégantes chorégraphies, aériennes parfois. Et voilà qu'Hannibal, Looping, Barracuda et Futé se mettent à concocter des plans plus farfelus les uns que les autres, dans un délire d'absurdités assez délicieuses. L'exagération est confortablement installée. L'humour peine à tenir en haleine deux heures durant. /fly

Neuchâtel, Apollo; La Chaux-de-Fonds, Eden; 2h01