L'horloger chaux-de-fonnier TAG Heuer a licencié 46 personnes

Quelque 46 personnes ont été licenciées par l'horloger chaux-de-fonnier TAG Heuer dans le cadre d'une réorganisation. Ces licenciements ont été prononcés en plusieurs vagues, ces derniers mois, et sur ses différents sites de l'Arc jurassien.

30 sept. 2014, 15:43
TAG Heuer a licencié à La Chaux-de-Fonds.

La marque, qui appartient au groupe de luxe français LVMH, veut se concentrer sur ses activités base. Elle va ainsi cesser ses activités de chronométrage ainsi que la production de produits dérivés (notamment de téléphones), à l'exception des lunettes, nous a indiqué la porte-parole de TAG Heuer.

Ces licenciements ont été prononcés ces derniers mois en plusieurs vagues de quelques collaborateurs. La semaine du 8 septembre, une quinzaine de licenciements ont notamment été annoncés à La Chaux-de-Fonds, avions-nous publié dans "L'Express" et "L'Impartial du 13 septembre. Ces collaborateurs ont été mis au bénéfice d'un plan social.

Dans son communiqué, TAG Heuer rappelle aussi qu'il a mis 46 collaborateurs au chômage partiel au début de l'été sur son site tout neuf de Chevenez (JU), et ceci jusqu'à la fin de l'année. L'horloger suspend le lancement de son chronographe CH80. Cité dans le communiqué, le directeur général Stéphane Linder dit rester confiant pour l'avenir, ajoutant: "Nos ventes ont augmenté solidement depuis le début de l'année."

Tag Heuer emploie 1000 personnes à travers le monde, dont 600 en Suisse.

Ralentissement horloger?

Comme nous l'avions écrit le 13 septembre dernier, l'horlogerie commence à montrer des signes d'essoufflement. Deux gros sous-traitants des Montagnes neuchâtelois ont pris des mesures de réduction d'horaire de travail. Vendredi, Cartier annonçait avoir mis au chômage partiel 230 collaborateurs à Villars-sur-Glâne, et ce trois jours par semaine.