L'exécutif de Val-de-Ruz déprécie un citoyen auprès de son employeur

Habitant de Chézard, Alain Reymond rend public un courrier envoyé par l'exécutif de Val-de-Ruz à son employeur à fin avril; certains de ses propos, tenus notamment lors d'un débat sur RTN en septembre 2014, sont contestés. Une décision collégiale qui plonge à nouveau la commune fusionnée dans la tourmente.
07 août 2015, 15:30
Anne-Christine Pellissier, présidente de Val-de-Ruz, et Claude-Henri Schaller, chef des Finances.

Employé par la Ville de La Chaux-de-Fonds, le Vaudruzien Alain Reymond est aussi l'un des initiateurs du référendum lié à la vente du bâtiment communal de Fontainemelon déposé l'an dernier. Consterné par un courrier envoyé par l'exécutif de Val-de-Ruz au Conseil communal de la Métropole horlogère le 28 avril, ce citoyen monte au créneau.

D'après Alain Reymond, ce courrier s'apparente clairement à de la délation. "S’ils ont quelque chose à me reprocher, ça ne concerne que moi; pourquoi écrire à mon employeur, si ce n’est pour me déprécier à ses yeux?", s'exclame-t-il, abasourdi.

Le courrier en question s'adresse au Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. On peut y lire, entre autres: "au vu des courriels qu'il nous adresse régulièrement ou encore lors des propos tenus lors du débat public sur RTN le 28 septembre, nous serions heureux de connaître votre appréciation sur ce sujet".

Selon une journaliste de RTN, le cadre du débat au sujet de la votation sur la vente du bâtiment de Fontainemelon, opposant le chef des Finances de Val-de-Ruz Claude-Henri Schaller et le référendaire Alain Reymond, a été respecté. "Il n’y a eu aucune attaque personnelle, seulement quelques pics sarcastiques d’un côté et de l’autre, comme c’est l’usage dans les débats politiques".

Quant au Conseil communal chaux-de-fonnier, il a répondu à l'exécutif vaudruzien, aussi par courrier, déclarant ne pas souhaiter "mêler les relations qu'il entretient avec l'un de ses collaborateurs à un éventuel conflit entre un citoyen d'une commune voisine et l'autorité de ladite commune."

Développement et réactions dans nos éditions de jeudi.