L'engagement de la FST récompensé

27 oct. 2010, 09:32

Soutien indispensable pour de nombreuses personnes gravement handicapées ainsi que des personnes âgées, la Fondation suisse pour les téléthèses (FST) reçoit aujourd'hui à Rüschlikon (ZH) le prix Adèle Duttweiler. La distinction décernée par cette fondation de la Migros est accompagnée d'un chèque de 50 000 francs. Elle récompense des personnes, organisations ou institutions qui se signalent par des actes méritoires dans le domaine social. C'est la deuxième fois dans son histoire que la FST, dont les bureaux sont à Neuchâtel, obtient cette récompense.

Une véritable aubaine pour la FST qui dépend des prestations de l'assurance invalidité. Tandis que grâce aux dons, la FST peut développer des appareils destinés à améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap. En particulier celles qui n'ont plus la capacité de manger de manière autonome. Mais pas seulement, puisque la FST traite environ 400 nouveaux dossiers par année. Elle est déjà venue en aide à plus de 16 000 personnes, en Suisse et à l'étranger, depuis sa création en 1982 par feu Jean-Claude Gabus. A l'époque, c'est déjà la direction de Migros qui avait permis à la FST de se constituer. Tout avait commencé dix ans plus tôt dans les Montagnes neuchâteloises.

Emu par la détresse d'un garçonnet tétraplégique lorsqu'il était encore étudiant au Technicum de La Chaux-de-Fonds, Jean-Claude Gabus avait mis au point un appareil pour que Pascal puisse appeler une infirmière, allumer une lampe ou faire fonctionner son train électrique. Cette invention obtint un premier prix au Salon des inventions de Bruxelles. D'autres distinctions et innovations suivirent.

Aujourd'hui, les moyens électroniques auxiliaires développés par la FST, en partenariat avec les hautes écoles - dont l'Institut des microtechniques de Neuchâtel - couvrent trois types d'équipements. Les appareils de contrôle de l'environnement (ouvrir/fermer des fenêtres ou stores, commander des appareils comme le téléphone, la TV ou l'ordinateur) permettent à une personne qui a perdu la mobilité de dominer à nouveau les objets qui l'entourent. Les appareils de communication améliorée et alternative traduisent un texte écrit en parole, rendant ainsi le langage oral aux personnes en étant privées. Le troisième champ d'application vise l'accès ergonomique à l'ordinateur, un outil souvent indispensable pour offrir une parcelle d'autonomie aux invalides gravement atteints.

Et les projets foisonnent, assurent le directeur de la FST, Michel Guinand. «Nous avons quatre gros projets en préparation, dont un prototype de fauteuil électrique pouvant être dirigé par le regard.» /ste