L'Ajoulot qui avait battu sa femme à mort est décédé dans une prison bernoise

02 août 2015, 18:46

Lundi peu avant 18 heures, un gardien de la prison régionale de Berne a découvert le corps sans vie d'un détenu dans sa cellule. La victime, âgée de 36 ans, n'est autre que le Jurassien qui avait battu sa femme à mort, le 18 mai 2008 à Porrentruy. Le détenu occupait seul une cellule. Selon les premiers éléments à disposition des enquêteurs bernois, l'intervention d'un tiers est exclue. Suicide? Mort naturelle? Une autopsie va être pratiquée. Tant que les résultats des examens toxicologiques ne seront pas connus, les deux hypothèses demeurent plausibles.

L'Ajoulot était détenu à la prison régionale de Berne depuis 15 mois. Au petit matin du lundi 19 mai, il avait lui-même téléphoné à la police de Porrentruy pour annoncer le décès de son épouse de 27 ans, elle aussi originaire de la région. Une violente dispute entre ce couple sans enfant et sans histoire était à l'origine du drame. Selon les policiers, la mort de la femme remontait au dimanche déjà en début de soirée.

Au terme de sa détention préventive au Château de Porrentruy, le meurtrier avait été transféré à la prison de La Chaux-de-Fonds. C'est dans cet établissement qu'il a tenté de mettre fin à ses jours une première fois. Après un séjour dans une clinique de la ville, il avait regagné la prison chaux-de-fonnière. Le conjoint violent - il n'a utilisé aucune arme pour commettre son acte criminel - y est alors allé d'une seconde tentative de suicide. Son état de santé s'était amélioré depuis son séjour dans les geôles de la capitale.

L'instruction sur cette douloureuse affaire - en mains du juge d'instruction jurassien Jean Crevoisier - était sur le point d'être bouclée. Le procès de l'homme aurait dû se dérouler cette année encore, devant la Cour criminelle du Jura, à Porrentruy. L'Ajoulot avait été inculpé de meurtre. La notion d'assassinat, plus grave, n'avait pas été retenue contre celui qui risquait une peine de prison d'une dizaine d'années. /gst