L'administrateur de L'Heure bleue et du TPR prend la route de Lausanne

Michael Kinzer aura passé quatre ans à la tête de la direction administrative de L'Heure bleue et du TPR. Il a aussi assumé la direction générale, à titre transitoire, ces deux dernières années. Il s'en va sous d'autres cieux. Agé de 35 ans, Michael Kinzer prendra la direction du Festival de la Cité de Lausanne au mois de septembre prochain. Il le précise d'emblée: «Mon départ n'est en rien lié à l'arrivée d'Andrea Novicov et Francy Schori à la direction artistique de L'Heure bleue et du Théâtre populaire romand (TPR). J'ai toujours soutenu cette candidature et suis convaincu que ce choix est pertinent et particulièrement réjouissant pour la culture d'ici!»

22 févr. 2008, 12:00

Qu'est-ce qui vous a poussé à postuler pour prendre la direction du Festival de la Cité?

Une opportunité rare et particulièrement stimulante de pouvoir donner un nouvel élan à un évènement majeur du calendrier culturel lausannois et romand. Quelques éléments ont renforcé mon intérêt spécifique pour le Festival de la Cité: sa pluridisciplinarité, qui reflète mon intérêt pour un large éventail de formes d'expression artistique et la possibilité de dessiner une ligne artistique en décloisonnant ces disciplines: sa gratuité, un défi motivant d'inviter un public généraliste autant que spécialisé à découvrir des propositions artistiques différentes, surprenantes, séduisantes, sans opter pour la facilité; un lieu de festival magique: la vieille ville de Lausanne, ses ruelles, sa cathédrale, son château; un public nombreux et fidèle.

Que retiendrez-vous de votre passage à la tête de L'Heure bleue et du TPR?

Une intensité saisissante entre le travail de création du TPR et la qualité de nombreux spectacles que nous avons partagés avec le public en nos lieux. Ma conviction d'avoir apporté une contribution active au développement, au rayonnement et à la bonne santé du TPR et de L'Heure bleue, qui peuvent aujourd'hui compter sur un large réseau de partenaires et sur une situation financière équilibrée.

Le plaisir d'avoir (r)ouvert la scène du théâtre à l'italienne aux musiques actuelles, de Bénabar à Brad Mehldau, de Mísia à Stephan Eicher. De magnifiques rencontres, au sein de l'équipe, au sein du public et parmi les artistes.

Quelle impression vous laisse La Chaux-de-Fonds?

Une ville surprenante, d'une richesse culturelle étonnante. Une ville qui peut révéler des trésors d'une beauté différente, si l'on veut bien prendre le temps de partir à sa découverte. Un accueil chaleureux et une convivialité qui me resteront! /DAD