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Korcia-Gurning, un duo de choc

Laurent Korcia, violoniste et Alexander Gurning, pianiste, ont créé l?événement mercredi à L?Heure bleue à La Chaux-de-Fonds.

06 oct. 2006, 12:00

Marqués, l?un et l?autre, par une double influence musicale franco-russe, et même s?ils ne se connaissent pas encore parfaitement, ce qui apparaît dans l?exécution de la sonate No 1 de Schumann, compositeur plus inspiré ici par le piano que par le violon, les deux artistes constituent le duo le plus éloquent qui soit de la nouvelle génération. Dans la sonate de Leos Janacek, écrite en 1914, violon et piano évoluent, dialoguent, se font face avec une clarté souveraine. Les deux musiciens réussissent à toucher l?intimité du compositeur et à nous faire pénétrer la complexité fascinante de ses déchirements.

La musique infuse

La puissance de cet engagement témoigne d?une maturité musicale très épanouie. Celle qui permet aux deux jeunes artistes de se libérer des plus hautes références, de relire les partitions du passé et de recréer. On sait que Rodolphe Kreutzer refusa de jouer la sonate que Beethoven avait composée pour lui, il la trouvait inintelligible. La réplique de Korcia et Gurning est péremptoire.

Par sa tenue d?archet, le mordant de ses attaques, la sûreté vertigineuse avec laquelle Korcia aborde les traits les plus acrobatiques est ce qu?on peut entendre de plus surprenant dans le domaine du violon. Et Korcia est tout aussi extraordinaire dans les mouvements doux. Il a la musique infuse. On apprécie la présence généreuse du piano ainsi que la rigoureuse égalité technique et expressive des deux instruments. En réponse aux rappels, les artistes ont offert des pages de Isaac Albeniz et Maurice Ravel. / DDC

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